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lUSTOIItE ET COSTUMES
jusqu’à uu certain point, le vers malin où Boileau dit, dans le Lutrin, quela Discorde
« Va jusque dans Cilnaux réveiller la Mollesse, n
Après la réforme des feuillants, vint celle des deux congrégations deSaint-Vannes et de Saint-Maur, puis celle de la Trappe et de Sepf-Fonts.
Les trois réformes des feuillants, de la Trappe et de Sept-Fonts ontcela de particulier, qu’on les doit à trois abbés commendataires, quijusque-là croyaient n’avoir rien mieux à faire au monde que de jouirtranquillement d’un bon bénéfice, sans s’embarrasser des moines dontils partageaient le revenu.
L’auteur de la réforme des feuillants est Jean de la Barrière, né en 1544,à Sainl-Céré, petite ville de 4,000 à 5,000 âmes, dans le Quercy, dépar-tement du Lot. Après avoir fait ses études à Bordeaux et à Toulouse, ilalla les achever à Paris, sous le savant professeur d’Ossat qui depuis devintévêque et cardinal.
A l’âge de dix-buit ans, il obtint en connnende l’abbaye de Feuillans,en Languedoc, par la résignation que lui en fit un de ses amis, fils ducomte de Crussol, grand panetier de France. Il en jouissait depuis onzeans, quand, après de mûres réflexions, il se sentit porté à prendre aussil’habit religieux après un an de noviciat.
Alors il voulut engager les moines, dont il était le supérieur, à vivred’une manière plus conforme à l’esprit de leur profession; mais les y trou-vant opposés, il voulait comme tant d’autres avant lui, les abandonnerpour aller vivre dans quelque solitude. Mais avant tout, il consulta sonancien maître, le professeur d’Ossat, qui l’en dissuada et l’engagea à serendre utile aux autres plutôt que d’aller se cacher dans les bois ou dansquelque caverne. Les bons esprits sentaient déjà qu’il y a au mondequelque chose de plus utile que la vie contemplative.
Il resta donc dans son abbaye, donnant à ses moines l’exemple de l’exac-titude aux règles de l’état monastique, et les engageant à l’imiter. Maisces incorrigibles se moquèrent de lui, et le dénoncèrent au chapitregénéral de Citeaux, comme un innovateur qui troublait le repos de samaison.
(Cependant après plusieurs années de patience, <_ ' _ s-uns de ses