DES or. DUES DELICIEUX.
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son (lu cardinal cl, était chargé de faire des instructions régulières auxnombreux serviteurs de ce prélat.
Il passa quinze ans dans cette maison, et indépendamment des servicesspirituels qu’il y rendait, il trouvait encore le temps d’aller faire le caté-chisme aux petits enfants dans les églises. Ces occupations lui ayantprouvé combien ces enfants, et surtout ceux des pauvres, étaient igno-rants, et quels vices ils contractaient dans les rues où ils passaient toutela journée avec des camarades grossiers et. corrompus, il chercha lesmoyens d’améliorer le sort de cette jeunesse abandonnée et malheureuse.
Il commença par louer quelques chambres oii il rassemblait les enfantsdu voisinage. Il leur enseignait lui-même à lire et à écrire, leur donnaitdes leçons d’arithmétique, leur fournissait à scs dépens l’encre, le papieret les livres nécessaires. Il leur faisait en même temps des exhortationsspirituelles à leur portée, et se rendait deux fois le jour dans ces écoles,du palais Colonne où il demeurait.
11 trouva quelques prêtres zélés qui ne demandèrent pas mieux que departager avec lui celte bonne œuvre. Le nombre des enfants s’augmentanttous les jours de ceux que plusieurs familles de la ville lui présentaient,il prit le parti de louer une grande maison dans un quartier plus central,et s’y logea lui-même avec les maîtres qu’il s’était associés en 1000. Ilpartagea alors ses jeunes disciples en plusieurs classes, et lit de son éta-blissement un collège régulier.
Le propriétaire de la maison qu’il louait était un prélat romain qui,ayant assisté lui-même aux leçons qui s’y donnaient, en parla au papeClément MU, qui lit venir le prêtre Calasanz pour l’encourager dans sonentreprise, et lui donna une somme d’argent pour payer le loyer de samaison, en l’assurant de sa protection contre les menées des autres insti-tuteurs, ses rivaux, qui cabalaient contre lui et cherchaient à lui nuire (1).
(I) Il esi à remarquer que chaque lois qu’une association tle prêtres catholiques se présentepour instruire la jeunesse, on voit tous ceux qui l'ont le même métier se mettre en émoi etsonner l’alanne. A les entendre, loul est perdu si on laisse les prêtres s'emparer de l’éduca-tion des entants.
On ne sait donc pas qu’enseigner esl le devoir des prêtres? Jésus-Christ ne leur a l-il pas dit :ilocete (mines gmlcs? Il ne leur a pas dit qu’il l'allait en demander la permission aux universitéset prendre un hrevel dans les bureaux du ministre de l'instruction politique.
Qu’il se l'orme des écoles de natation, de musique en vingt ou trente' leçons, etc., on ne ditrien, on laisse laire, et un ne va (pas demander aux entrepreneurs en vertu de quelle permis-