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[2] (1845)
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DES ORDRES RELIGIEUX.

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simples laïques, prirent la résolulion de ne plus soccuper quà servir lespersonnes malades. Mais daprès le conseil de quelques amis, qui lui firentobserver que, pour trouver un plus grand nombre dassociés, il convenaitquil fût prêtre, il alla, à lâge de (rente-deux ans, suivre les leçons ' "quesdes jésuites. Tl fit des progrès si rapides dans ses éludes, quil fut, peu detemps après, promu à la prêtrise, et alors les administrateurs de lbôpital il était employé, lui ayant donné à desservir une église qui leur appar-tenait, il se démit de son emploi déconome et. prit possession de cetteéglise ainsi que dun couvent qui y était contigu. Mais vu linsalubrité decette demeure, qui était, sur les bords du Tibre, il loua provisoirementune maison et finit par faire lacquisition de léglise de la Madelaine sur laRotonde, avec quelques bâtiments qui en étaient voisins : cest quefut établi le cbcf-lieu de son ordre qui fut connu primitivement sous lenom de lordre du père Camille, et enfin sous celui des clercs régulierspour te service des malades (T).

Cest alors que le nombre de ses compagnons augmenta, et, en 1591,son ordre fut approuvé par un bref du pape Grégoire XIV et mis au nombredes ordres mendiants.

Les constitutions quil donna à ses disciples portaient quouïrc les troisvœux ordinaires de religion, ils en feraient un quatrième, qui les oblige-rait à assister tous les malades quelconques à larticle de la mort, pour lesaider à bien mourir; que le nombre des laïques parmi eux serait plus grandque celui des prêtres; quils seraient jour et nuit dans les hôpitaux pouravoir soin des malades, sans rien exiger des administrateurs de ces établis-sements.

Tout étant ainsi disposé, le 8 décembre de la même année, Camilleprononça ses vœux entre les mains de lévêque dEpidaurc in parlilms, etreçut ensuite, comme supérieur, ceux de tous ses compagnons.

(1) On pourrait demander comment un prêtre comme Camille, inconnu et sans fortune, pou-vait faire des acquisitions pareilles. Mais cela nest pas plus étonnant que ce que nous voyonsaujourd'hui nous-mêmes,, malgré les clabauderies continuelles contre les congrégationsreligieuses, malgré lindillérence ou lhostilité des gouvernements mêmes pour les oeuvrespieuses, nous voyons se former des établissements, soit pour linstruction chrétienne des classesinférieures, soit pour procurer des asiles à lindigence ou à la vieillesse.

Si les gouvernements de nos jours ont leur budget, la Providence divine a aussi le sien, etses contribuables nallendenl pas, pour payer, la visite du porteur de contraintes.