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[2] (1845)
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DES ORDRES RELIGIEUX.

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11 en fit le récit détaillé à son lit de mort, lorsquon lui administra lesderniers sacrements (I).

Dans lintention dembrasser létat ecclésiastique, il se remit à ses pre-mières études quil avait oubliées, fit un cours de philosophie pour serendre utile dans le ministère, et son évêque, le voyant dans de si bonnesdispositions, lui donna un canonicat dans son église.

Ordonné prêtre, César sappliqua à en remplir convenablement les fonc-tions. Il gagna six de ses confrères, avec lesquels il sassocia pour donnerdes instructions publiques, et se montra aussi fort assidu à entendre lesconfessions. 11 allait dans les hôpitaux assister les malades sans redouterles dégoûts et les dangers auxquels ces fonctions lexposaient.

Dans lardeur de son zèle, il saisissait toutes les occasions qui se pré-sentaient de faire le bien, et il eut, entre autres, la consolation dopérerune réforme importante dans un couvent de bénédictines qui étaient fortrelâchées, et quil amena à reprendre la régularité quelles avaient aban-donnée.

En méditant sur le catéchisme quavait rédigé le concile de Trente, ilconçut le plan dun cours dinstructions appropriées aux besoins des peu-ples. Il chargea les plus jeunes de ses compagnons de réunir dans les car-refours des villes et dans les églises des campagnes, les gens du petitpeuple, pour les instruire des principales vérités de la religion et des obli-gations de leur état, tandis que lui-même se chargerait dinstruire lespersonnes de classes plus relevées.

Cependant il se présenta plusieurs prêtres qui voulurent partager ses

(I) Cel ascendant des femmes sur les hommes pour les ramener dans les bonnes voies ne doitpas nous étonner. Sainte Thérèse réformait les carmes, et, avant elle, sainte Colette avaitréformé les franciscains.

M. de Thémines, évêque de Blois, avait été le plus obstiné, et le dernier des évêques deFrance à se soumettre au concordai passé entre Pie Vil et le gouvernement français, en 1801.Il était à Bruxelles en 1829, et dangereusement malade. On ne savait que faire pour lengager àrentrer dans le sein de lÉglise et à faire sa soumission, comme lavaient faite tous ses collèguesdans lépiscopat.

Une demoiselle anglaise, catholique, se chargea de convertir lévêque récalcitrant, et elle yréussit en une seule visite. Thémines se soumit, signa sa rétractation et fut enterré avec leshonneurs dus à son rang et à son caractère.

Ne sait-on pas que Dieu se sert ordinairement dos moyens les plus faibles pour opérer lesplus grands choses, selon ce que dit lapôtre : Infirma mundi clegil Deus, ul confundal forlia ?(l Cor. I.)