DES ORDRES RELIGIEUX.
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barqua pour l’Angleterre, sans prévoir les malheurs qui l’y attendaient (1).
Deux ans après ce voyage, le P. de Béi’ulle fut présenté par Louis XI11et sa mère au pape Clément Y11I, pour avoir le chapeau de cardinal, qu’iln’avait pas demandé. Il l’accepta, mais ne voulut rien changer à sa manièrede vivre. Il continua de s’occuper du gouvernement de sa congrégation etde la direction des carmélites, dont il s’était chargé depuis leur établisse-ment en France.
La dernière année de sa vie, et pendant que Louis XIII était à la têtede ses armées en Italie, la reine mère, Marie de Médicis, avait établi lecardinal de Bérulle chef de son conseil particulier. Il n’en continuait pasmoins ses exercices ordinaires de dévotion. Mais au mois d’octobre 1629,il éprouva, en disant la messe, un peu avant la consécration, une attaqued’apoplexie. Il ne put continuer, et on fut obligé de le transporter à la sa-cristie, où on lui dressa un lit sur lequel il reçut les derniers sacrementset y rendit l’âme en pleine connaissance, entouré de ses disciples, à qui ilrecommanda de se souvenir de lui, et de ne point dévier de leur vocation,qui était de servir l’Église et de se dévouer à l’instruction de ses enfants.
Il fut enterré dans l’église de l’Oratoire, rue Saint-Honoré, et son cœurfut porté dans celle des carmélites.
La manière dont il mourut est rappelée dans le distique suivant :
Cœpla sub extremis ncqueo dum sacra sticcrdosPcrficere, al sallem vklirna jtcrficiam.
On lui érigea une belle statue en marbre dans la chapelle de Sainte-Marie-Madeleine aux Carmélites, vis-à-vis laquelle fut placé plus tard le magni-
Entre autres présents qu’on lui offrit, elle reçut six paons, six faisans, six chapons, douzelevrauts, douze lapins, douze lapereaux, douze dindons, douze ramiers, douze ramereaux, douzegelinottes, douze étourneaux, trente-six poulets, trente-six perdrix, trente-six tourterelles,trente-six pigeonneaux et soixante et douze cailles. Tous ces animaux étaient vivants, et ilsfurenttransportés tels en Angleterre.
(1) Les deux maisons qu'unissait le mariage de la lille du premier Bourbon , roi de France,avec le fils du premier Stuart, roi d’Angleterre, étaient destinées à subir la même catastrophe,cl à donner au monde le lugubre spectacle d’un roi mourant sur l’échafaud , entraînant avec luidans la tombe, l'hérédité de sa race. Il semble qu’un roi assassiné porte malheur à ses descen-dants. C’est ainsi que nous avons vu s’éteindre la maison de Stuart, la branche aînée desBourbons, et celle de Gustave-Adolphe, en Suède, par suite d’un régicide.