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[2] (1845)
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DES ORDRES RELIGIEUX.

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barqua pour lAngleterre, sans prévoir les malheurs qui ly attendaient (1).

Deux ans après ce voyage, le P. de Béiulle fut présenté par Louis XI11et sa mère au pape Clément Y11I, pour avoir le chapeau de cardinal, quilnavait pas demandé. Il laccepta, mais ne voulut rien changer à sa manièrede vivre. Il continua de soccuper du gouvernement de sa congrégation etde la direction des carmélites, dont il sétait chargé depuis leur établisse-ment en France.

La dernière année de sa vie, et pendant que Louis XIII était à la têtede ses armées en Italie, la reine mère, Marie de Médicis, avait établi lecardinal de Bérulle chef de son conseil particulier. Il nen continuait pasmoins ses exercices ordinaires de dévotion. Mais au mois doctobre 1629,il éprouva, en disant la messe, un peu avant la consécration, une attaquedapoplexie. Il ne put continuer, et on fut obligé de le transporter à la sa-cristie, on lui dressa un lit sur lequel il reçut les derniers sacrementset y rendit lâme en pleine connaissance, entouré de ses disciples, à qui ilrecommanda de se souvenir de lui, et de ne point dévier de leur vocation,qui était de servir lÉglise et de se dévouer à linstruction de ses enfants.

Il fut enterré dans léglise de lOratoire, rue Saint-Honoré, et son cœurfut porté dans celle des carmélites.

La manière dont il mourut est rappelée dans le distique suivant :

Cœpla sub extremis ncqueo dum sacra sticcrdosPcrficere, al sallem vklirna jtcrficiam.

On lui érigea une belle statue en marbre dans la chapelle de Sainte-Marie-Madeleine aux Carmélites, vis-à-vis laquelle fut placé plus tard le magni-

Entre autres présents quon lui offrit, elle reçut six paons, six faisans, six chapons, douzelevrauts, douze lapins, douze lapereaux, douze dindons, douze ramiers, douze ramereaux, douzegelinottes, douze étourneaux, trente-six poulets, trente-six perdrix, trente-six tourterelles,trente-six pigeonneaux et soixante et douze cailles. Tous ces animaux étaient vivants, et ilsfurenttransportés tels en Angleterre.

(1) Les deux maisons qu'unissait le mariage de la lille du premier Bourbon , roi de France,avec le fils du premier Stuart, roi dAngleterre, étaient destinées à subir la même catastrophe,cl à donner au monde le lugubre spectacle dun roi mourant sur léchafaud , entraînant avec luidans la tombe, l'hérédité de sa race. Il semble quun roi assassiné porte malheur à ses descen-dants. Cest ainsi que nous avons vu séteindre la maison de Stuart, la branche aînée desBourbons, et celle de Gustave-Adolphe, en Suède, par suite dun régicide.