DES ORDRES RELIGIEUX.
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Comme nous l’avons déjà l'ait observer, les femmes l’emportent sur leshommes par le courage tranquille, qui les honore dans l’exercice de lacharité chrétienne. Ne voyons-nous pas nous-mêmes aujourd’hui des reli-gieuses abandonner leur famille et leur pays, pour suivre les missionnaires,et aller au delà des mers s’enfoncer avec eux dans les contrées sauvages,pour y partager leurs dangers, dans l’espoir de gagner quelques âmes àJésus-Christ? Qui n’a pas admiré le courage des femmes pendant laterrible révolution qui a terminé le siècle dernier? A l’exception d’uneseule (1), qui a faibli à la vue de l’échafaud, on les voyait marcher à lamort avec plus de courage que les hommes mêmes. On peut dire d’ellessans se tromper : Infirma mundi elegit Deus, ut confundat farda.
Parmi les hôpitaux qui se sont élevés, après celui de saint Landri, quiest sans doute un des plus anciens, on cite, comme les mieux tenus, celuide Milan et celui de Saint-Philippe-de-Néri à Rome.
Saint Landri, vingt-huitième évêque de Paris, en fondant son hôpital,en donna la propriété aux chanoines de sa cathédrale, qui commettaientdeux prêtres pour le diriger, et desservir en même temps une église voi-sine dédiée à saint Christophe.
Vers l’an 1220, l’enceinte de Paris s’étant agrandie, il fallut aussiagrandir l’hôpital. C’est alors que le doyen du chapitre de Paris rédigeades statuts pour la direction de cet établissement. Deux chanoines, sous lenom de proviseurs, devaient y maintenir le bon ordre. Il y avait alorstrente-huit religieux et vingt-cinq religieuses. À l’exception de quatre, lesreligieux étaient tous des laïques. Un d’eux était supérieur. Les religieusesavaient aussi à leur tête l’une d’elles, à qui elles devaient obéir. Ces deuxchefs, avec les deux proviseurs, gouvernaient conjointement l’hôpital. Lesreligieux et les religieuses faisaient vœu de chasteté, de pauvreté etd’obéissance à leurs supérieurs.
Outre les soins qu’ils devaient aux malades, il leur était enjoint d’assisterà matines, à la messe et aux vêpres. Mais ces offices étaient courts; carles matines consistaient à réciter sept pater, et les vêpres cinq. En casd’absence, ils devaient dire, pour matines, vingt-cinq pater, et sept pourvêpres. Us ne mangeaient de viande que les dimanches, mardis et jeudis.
Us ne pouvaient jamais sortir seuls et sans la permission du supérieur.
(1) M mo Dubarry.