DES ORDRES RELIGIEUX.
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particulière, à laquelle il ajouta de nouvelles constitutions, et changea laformule des vœux qu’elles devaient prononcer en faisant profession.
Cet ordre s’étendit en Espagne, et passa de là en Italie, où il eut desétablissements à Rome et à Milan. Il fut introduit en France par la reineMarie-Thérèse d’Autriche, femme de Louis XIV. A cette fin, celte prin-cesse engagea les clarisses du monastère de la conception du faubourgSaint-Germain, à Paris, à embrasser cet ordre dont leur couvent portaitle nom. Elles y consentirent; mais la rigueur de la règle des conception-nistes, qui leur défend de recevoir aucune visite, même celle de leurs plusproches parents, eut pour effet que, pendant huit ans, personne ne seprésenta pour entrer au noviciat. La reine s’adressa au pape Clément X,pour le prier d’adoucir la règle. Il permit donc aux religieuses eoncep-tionnistes de recevoir leurs proches parents deux fois par mois, exceptépendant l’avent et le carême.
Outre les jeûnes de l’Église, elles ont celui du vendredi pendant toutel’année, et un jeûne particulier du 21 novembre, jour de la Présentationde la sainte Vierge, jusqu’à Noël.
L’ordre de l’immaculée conception existe encore aujourd’hui en France.Il a des maisons dans les diocèses de Paris, d’Aix, d’Albi, d’Avignon, deBordeaux, de Châlons-sur-Marne et de Chartres. Il y en avait un établis-sement à Saint-Omer avant la révolution, mais il n’existe plus aujourd’hui.
On voyait autrefois à Noli, près de Gênes, un établissement assez sem-blable à ceux des conceptionnistes. C’étaient des chanoinesses cloîtrées,habillées à peu près comme les clarisses et enseignant les jeunes filles.Elles récitaient le même bréviaire que les franciscains et les avaient pourdirecteurs.