ORDRE DE LA VISITATION.
Toutes les femmes n’étaient pas reçues indistinctement dans les monas-tères de religieuses. Dans plusieurs on n’admettait pas les veuves, oucelles qui dépassaient un certain âge. On refusait partout les femmes quise présentaient avec une santé faible ou délabrée, parce qu’on ne voulaitpas se charger de personnes infirmes. Les trappistes mêmes n’ouvraientpas leur maison aux individus d’un tempérament débile, et donnaient pourraison que leur vie était dure, et qu’il fallait être robuste pour y ré-sister (1).
Il manquait donc dans l’Église un ordre où l’on pût recevoir les veuves,les femmes âgées ou d’une santé délicate. Ce vide fut comblé par un saintévêque des siècles derniers, secondé, dans ce pieux dessein, par une femmeégalement sainte, dont nous avons déjà parlé.
Ce prélat est saint François de Sales, et c’est le troisième saint du nomde François, que nous signalons comme fondateur d’un ordre religieux.
François de Sales était Savoyard, d’une famille noble qui subsiste encoredans ce pays, et s’honore de porter un nom placé au rang des saints. Ilnaquit, en 1567, au château de Sales, à trois lieues d’Annecy, la mêmeannée où le fanatisme antieatholique ouvrait, dans les Pays-Ras, unerévolution qui devait enlever à l’Espagne huit de ses provinces, et armaitpour jla seconde fois, en France, les huguenots contre leur roi et leurpatrie.
Lejeune François fit ses premières études à Annecy; puis il fut envoyé,pour les continuer, à Paris, à l’âge de onze ans. 11 y passa six ans, pendantlesquels il s’appliqua à l’étude de la théologie, du grec et de l’hébreu. Delà, son père l’envoya à Padoue, pour y étudier le droit et continuer son
(I) Jo lions cola de qucl'UiVi à <|iii celle réponse avait été faite.
Mt _ ,~.u