DES ORDRES RELIGIEUX.
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en grande cérémonie, la croix et l’eau bénite en tête, jeter des pierrescontre la maison du prévôt, en criant : Recede, recede, mcdedicte Salliana;recognosce nequitiam tuam, dans honorent sanctœ malri Ecctesiœ, quam,
quantum in te est, dehonestasti . cum Nathan et Abiron, quos terra
vivos absorbuit, accipies portionem. ^
Un bailli d’Amiens, qui avait fait pendre injustement et sans aucuneforme de procès six écoliers de cette ville, n’en fut pas quitte, comme leprévôt de Paris, pour quelques coups de pierres lancées contre sa maison.Il fut condamné, en 1244, par l’évêque d’Amiens, à être conduit auxfourches patibulaires nu-pieds, nu-bras, la corde au cou, les mains liéesderrière le dos, et à porter, l’un après l’autre, sur son dos, les cadavres dessuppliciés au cimetière. La sentence de l’évêque portait, en outre, quele bailli paraîtrait dans la même attitude dans différentes villes de France,pour y assister à des processions, où ladite sentence lui serait lue, et qu’ilserait obligé d’entreprendre un voyage à la terre sainte avant de rentrerà Amiens.
Les six écoliers furent enterrés dans le même tombeau, sous une pierre,qu’on voyait encore en 1757, dans le grand cimetière, et sur laquelleétaient, en relief, les figures de trois d’entre eux.
Voilà comme on entendait, à cette époque, la manière de favoriser lesétudes!
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