DES ORDRES RELIGIEUX.
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que les béguines s’établirent dans la ville, à l’endroit qu’elles occupentencore aujourd’hui.
Autrefois elles portaient sur la tête une espèce de toque plate et noire,surmontée d’une houppe de soie. Aujourd’hui, elles ont à peu près le cos-tume que portent, à Bruxelles, les soeurs noires.
Leur enclos et leurs maisons devinrent une caserne au commencementde la dernière occupation française. Ensuite cette propriété fut venduecomme bien national. Mais dans des temps plus heureux, les béguinestrouvèrent les moyens de la racheter. Cependant elles n’ont pas encore puachever l’église, qu’elles avaient commencé à reconstruire.
Le béguinage de Bruxelles, fondé sous le titre de Notre-Dame de laVigne, était autrefois hors de la ville, et dépendait de la paroisse deMolenbeek. Il ne se trouva renfermé dans la ville qu’en 1357, lors del’agrandissement quelle reçut cette année. La fondation en est de l’an 1230,et est attribuée à un prêtre nommé Renier Breetycken.
Dans la suite, les béguines eurent leur curé particulier avec le consen-tement des chanoines de Sainte-Gudule et du curé de Molenbeek. Leurcuré, après avoir été à la nomination de l’abbé de Saint-Bernard, à Anvers,le fut ensuite à celle de l’évêque de la même ville.
Avant l’invasion française en 1794, le béguinage de Bruxelles formaitune espèce de ville particulière fermée de deux portes, et qui n’étaithabitée que par les béguines. Leur église a été fondée en 1651 et dédiée àsaint Jean-Baptiste.
Il y avait un autre béguinage dans la même ville, qu’on appelait lepetit béguinage, fondé en 1663, par Jean Yernimmen, prêtre de l’Ora-toire. 11 était situé au coin de la rue Royale et de la montagne du Parc, dumême rang où est aujourd’hui la banque.
L’établissement des béguines n’est pas connu en France. S’il y en a euautrefois, Philippe le Bel, qui tenait beaucoup à ce qui avait été décrétéau concile de Vienne, aura profité de la mesure prise par ce concile ausujet des béguines, pour les proscrire de son royaume. Au contraire,cette institution fut toujours si bien accueillie dans les Pays-Bas, qu’au-jourdhui on en voit encore à Amsterdam, malgré le changement dereligion.
Sous le règne de Philippe le Bon, duc de Bourgogne et de Brabant,une colonie de béguines de Malines alla fonder, à Beaune, un hôpital qui