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Après la morl du roi, François aurait voulu retourner en Italie; maisCharles VIII, et ensuite Louis XII, le retinrent en France. Ils lui firentbâtir un couvent au Plessis, un autre à Amboise, et un troisième près deParis. Le saint ne sortit plus du premier, et y mourut en 1508, à l’âgede quatre-vingt-onze ans. Il fut canonisé, en 1519, par Léon X. Soncorps, enterré au Plessis, fut exhumé, en 1502, par les huguenots. Ilslui mirent une corde au cou, le traînèrent dans les rues, et le brûlèrentavec le bois du grand crucifix de l’église.
La règle de saint François de Paule, comprise en dix chapitres, porteque ses religieux auront une robe d’une étoffe vile, pendante jusqu’auxtalons, de couleur noire, avec un chaperon descendant, par devant etpar derrière, jusqu’au milieu de la cuisse, et une ceinture nouée de deuxnœuds.
Les courtisans de Louis XI appelaient saint François de Paule le Bon-homme; d’où, à Paris, les minimes furent appelés les bons-hommes. Ondisait, les bons-hommes de Chaillot, de la place Royale. Les famillesd’Alesso et d’Ormesson avaient leur sépulture aux Bons-Hommes deChaillot.
Les minimes furent établis à Bruxelles, en 1010, aux dépens d’unedame française, Hélène de Sermoise, qui, étant devenue veuve, s’étaitretirée dans cette ville. Leur église, commencée en 1021, ne fut terminéequ’en 1715. C’est aujourd’hui une paroisse, et leur maison sert d’hôpitalmilitaire.
Il y a eu aussi des religieuses dans cet ordre. Les premières s’éta-blirent en Espagne, du temps même de saint François de Paule. La règlequ’il leur donna ne différait guère de celle que suivaient les religieux.Quant au costume, il était le même.
C’est à Abbeville, en Picardie, que se forma le premier couvent de cesreligieuses françaises, en 1024. La fondatrice, qui était delà même ville,s’appelait Gubrielle Fouquart. Étant devenue veuve, à l’âge de vingt-huitans, elle se fit religieuse, et fut, pendant près de vingt ans, correctricede cette maison, où elle mourut saintement en 1059.
Les minimesses d’Abbeville étaient au nombre de quarante au momentde la révolution de 1789, et continuèrent à vivre en religieuses.