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1 (1845)
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271
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Après la morl du roi, François aurait voulu retourner en Italie; maisCharles VIII, et ensuite Louis XII, le retinrent en France. Ils lui firentbâtir un couvent au Plessis, un autre à Amboise, et un troisième près deParis. Le saint ne sortit plus du premier, et y mourut en 1508, à lâgede quatre-vingt-onze ans. Il fut canonisé, en 1519, par Léon X. Soncorps, enterré au Plessis, fut exhumé, en 1502, par les huguenots. Ilslui mirent une corde au cou, le traînèrent dans les rues, et le brûlèrentavec le bois du grand crucifix de léglise.

La règle de saint François de Paule, comprise en dix chapitres, porteque ses religieux auront une robe dune étoffe vile, pendante jusquauxtalons, de couleur noire, avec un chaperon descendant, par devant etpar derrière, jusquau milieu de la cuisse, et une ceinture nouée de deuxnœuds.

Les courtisans de Louis XI appelaient saint François de Paule le Bon-homme; d, à Paris, les minimes furent appelés les bons-hommes. Ondisait, les bons-hommes de Chaillot, de la place Royale. Les famillesdAlesso et dOrmesson avaient leur sépulture aux Bons-Hommes deChaillot.

Les minimes furent établis à Bruxelles, en 1010, aux dépens dunedame française, Hélène de Sermoise, qui, étant devenue veuve, sétaitretirée dans cette ville. Leur église, commencée en 1021, ne fut terminéequen 1715. Cest aujourdhui une paroisse, et leur maison sert dhôpitalmilitaire.

Il y a eu aussi des religieuses dans cet ordre. Les premières séta-blirent en Espagne, du temps même de saint François de Paule. La règlequil leur donna ne différait guère de celle que suivaient les religieux.Quant au costume, il était le même.

Cest à Abbeville, en Picardie, que se forma le premier couvent de cesreligieuses françaises, en 1024. La fondatrice, qui était delà même ville,sappelait Gubrielle Fouquart. Étant devenue veuve, à lâge de vingt-huitans, elle se fit religieuse, et fut, pendant près de vingt ans, correctricede cette maison, elle mourut saintement en 1059.

Les minimesses dAbbeville étaient au nombre de quarante au momentde la révolution de 1789, et continuèrent à vivre en religieuses.