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1 (1845)
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HISTOIRE ET COSTUMES

il ne nomme pas, et quil dit avoir été mariée à André dAlesso. Sesdeux cousins lauraient accompagné en France. Le premier, Pierre, seserait fait minime; et lautre, Antoine, sy serait marié. Ainsi, ce seraitpar les descendants dAntoine dAlesso que plusieurs familles françaisesse trouveraient parentes du saint.

Suivant Butler, Brigide serait la sœur de François, et aurait eu un fdsdAndré dAlesso, qui aurait suivi son oncle en France. Plus loin, il parledun autre neveu du saint, nommé Nicolas, quil dit avoir été ressuscitémiraculeusement par son oncle, et qui serait ensuite entré dans son ordre.

Il faut conclure de tout cela que le saint ermite a amené avec lui enFrance un cousin ou un neveu qui sy e,-t marié, mais dont le nom debaptême est mal indiqué.

De toutes les familles françaises qui réclament lhonneur dêtre pa-rentes du saint, les plus connues sont celles dEaubonne et dOrmesson.

Quoi quil en soit, le roi envoya son fds au-devant de saint Françoisde Paule, à Amboise, d il lemmena au Plessis, en 1482, et il vintlui-même à sa rencontre. Aussitôt quil se vit en présence du serviteur deDieu, oubliant lui-même quil était roi, il se jeta à ses pieds et lui dit :Saint homme, il netient quà vous de me guérir! Lhomme de Dieu,comme autrefois Élie devant Ochozias , ou comme Daniel devant Bal-Ihazar, réponditau roi que les princes, comme les autres hommes, étaientsujets à la mort, et que, quand Dieu avait marqué le terme de leur vie,cétait à eux à sy soumettre et à se dispo-ser à paraître en sa présence.Tous les assistants furent frappés de la majesté des paroles du sainthomme. Sous le règne précédent, les Français avaient cru voir un en-voyé du ciel dans une jeune fdle, qui venait leur annoncer le salut de lamonarchie. Ils crurent reconnaître la même chose dans ce vieillard, quise présentait pour avertir leur monarque quil fallait mourir. Louis sesoumit à sa destinée, et, suivant les avis du saint, se prépara à la mort.Elle vint le frapper lannée suivante, 1483 (1).

(I) Chénier, dans sa tragédie de Charles IX, fait bénir sur le théâtre, par le cardinal de Lor-raine, les poignards destinés aux massacres de la Saint-Barthélemy. Casimir Delavigne, danscelle de Louis IX, représente ce roi se confessant à saint François de Paule. Le premier de cesdeux écrivains ignorait, ou feint dignorer, que le cardinal de Lorraine était alors à Rome, etlautre ne savait pas que François de Paule nétait pas prêtre. Il faut plaindre la mauvaise foi delun et lignorance de lautre.