DES ORDRES RELIGIEUX.
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Les religieuses (|iii suivaient la règle de sainte Claire dans (ouïe sarigueur, s’appelaient les pauvres-claires.
Urbain IV, qui tint le saint siège, du mois d’août 1201, au mois d’oc-tobre 1204, adoucit la règle des clarisscs, pour quelques monastères, enleur permettant de posséder des biens, il avait accordé cette mitigation àla prière de la B. Isabelle de France, sœur de saint Louis, et fondatrice del’abbaye de Long-Champ (i) près Paris. Les religieuses qui l’adoptèrentlurent connues sous le nom tY urbanistes, ou de riches- claires.
Sainte Colette, née à Corbie, en Picardie, en 1580, était urbaniste,lorsqu’elle entreprit de réformer l’ordre des clarisses. Elle était fdle d’uncharpentier, nommé Boilet. Sans autre appui que le zèle qui la stimulait,elle parcourut plusieurs provinces de France, pour engager les clarisses àembrasser la réforme qu’elle méditait. Elle commença par la Savoie, oiielle trouva les esprits mieux disposés. C’est de là que sa réforme s’étenditen France, en Bourgogne, en Espagne et dans les Pays-Bas. Comme sainteThérèse, elle réforma aussi des couvents d'hommes ; ce qui fit donner auxfranciscains, qui adoptèrent sa réforme, le nom de colelans. Cette filleétonnante qui, avec de si faibles moyens, avait fait tant de choses, vintmourir à Gand, en 1447, et fut canonisée en 1807, par Pic VIL Lespauvres-claires l’honorent comme leur réformatrice. On montre encore,à Corbie, la maison où elle est née.
Une autre réforme dans l’ordre de sainte Claire, est celle qu’on appelledes clarisses de la plus étroite observance. Elle s’est faite, en Italie, en1051, par une religieuse fervente de la maison de Farnèse. Ces clarissessont habillées de gris, comme les autres religieuses du même ordre; maiselles ont un scapulaire, sur lequel elles portent toujours un chapelet noirattaché au cou, et elles vont nu-pieds, avec des sandales de cordes.
L’ordre de sainte Claire formait le deuxième ordre de saint François,dont le premier était celui des frères mineurs.
Nous avons dit que ce saint avait encore fondé un troisième ordre poul-ies personnes engagées dans le monde, mais qui voulaient vivre d’une
(t) Les oisifs de Taris, privés autrefois de spectacles pendant la semaine sainte, allaient,par désœuvrement, entendre chanter les Ténèbres à l’église de Long-Champ. Telle est l’originede ces promenades fastueuses, qui attiraient tant de monde sur la roule de Paris, au bois deBoulogne.
Voyez, à la tin (p, 185), un tableau des saints et saintes qui sont sortis des maisons royalesde France.
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