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1 (1845)
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DES ORDRES RELIGIEUX.

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Les religieuses (|iii suivaient la règle de sainte Claire dans (ouïe sarigueur, sappelaient les pauvres-claires.

Urbain IV, qui tint le saint siège, du mois daoût 1201, au mois doc-tobre 1204, adoucit la règle des clarisscs, pour quelques monastères, enleur permettant de posséder des biens, il avait accordé cette mitigation àla prière de la B. Isabelle de France, sœur de saint Louis, et fondatrice delabbaye de Long-Champ (i) près Paris. Les religieuses qui ladoptèrentlurent connues sous le nom tY urbanistes, ou de riches- claires.

Sainte Colette, née à Corbie, en Picardie, en 1580, était urbaniste,lorsquelle entreprit de réformer lordre des clarisses. Elle était fdle duncharpentier, nommé Boilet. Sans autre appui que le zèle qui la stimulait,elle parcourut plusieurs provinces de France, pour engager les clarisses àembrasser la réforme quelle méditait. Elle commença par la Savoie, oiielle trouva les esprits mieux disposés. Cest de que sa réforme sétenditen France, en Bourgogne, en Espagne et dans les Pays-Bas. Comme sainteThérèse, elle réforma aussi des couvents d'hommes ; ce qui fit donner auxfranciscains, qui adoptèrent sa réforme, le nom de colelans. Cette filleétonnante qui, avec de si faibles moyens, avait fait tant de choses, vintmourir à Gand, en 1447, et fut canonisée en 1807, par Pic VIL Lespauvres-claires lhonorent comme leur réformatrice. On montre encore,à Corbie, la maison elle est née.

Une autre réforme dans lordre de sainte Claire, est celle quon appelledes clarisses de la plus étroite observance. Elle sest faite, en Italie, en1051, par une religieuse fervente de la maison de Farnèse. Ces clarissessont habillées de gris, comme les autres religieuses du même ordre; maiselles ont un scapulaire, sur lequel elles portent toujours un chapelet noirattaché au cou, et elles vont nu-pieds, avec des sandales de cordes.

Lordre de sainte Claire formait le deuxième ordre de saint François,dont le premier était celui des frères mineurs.

Nous avons dit que ce saint avait encore fondé un troisième ordre poul-ies personnes engagées dans le monde, mais qui voulaient vivre dune

(t) Les oisifs de Taris, privés autrefois de spectacles pendant la semaine sainte, allaient,par désœuvrement, entendre chanter les Ténèbres à léglise de Long-Champ. Telle est loriginede ces promenades fastueuses, qui attiraient tant de monde sur la roule de Paris, au bois deBoulogne.

Voyez, à la tin (p, 185), un tableau des saints et saintes qui sont sortis des maisons royalesde France.

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