HISTOIRE Kl' COSTUMES
I 18
qui donna tonte sa confiance au jeune chanoine de Celles. Celni-ci enprofita pour engager son évêque à mettre la réforme dans le chapitre età obliger les chanoines à vivre d’une manière plus régulière et en com-munauté. L’évêque tenta la chose, mais ne put y réussir, les chanoines,qui avaient commencé par obéir, ayant obtenu peu de temps après, dulégat du saint-siège, dispense de la vie commune.
Théodore ne se rebuta pas, et persuada à quatre de ses confrères,dont un était. Pierre de Valcourl, de la maison des comtes de Roche-fort, de continuer à demeurer ensemble, dans les pratiques de la vierégulière.
Pendant que ses compagnons, enfoncés dans la retraite, consultaient leciel sur ce qu’ils avaient à faire, et qu’ils méditaient sur les moyens demener une vie encore plus parfaite, lui-même partit pour le midi de laFrance et alla partager les travaux des missionnaires qui tâchaient deramener les Albigeois au sein de l’Église, et de les soustraire par la à lamort que leur apportait l’épée des croisés.
Dans ces siècles, tout à la fois religieux et guerriers, toute guerre où
Coché (eovheus) , salua ntl l'orgeron , appelé lliileux Plenaval , en lui souhaitant beaucoup» de profit dans son travail. Héla*! mon vieux, répondit Hideux, le bénéfice est bien peu de» chose ; car il passe presque tout entier dans l'achat du charbon , el à peine nie reste-t-il" de quoi vivre. — Je vois vous cnseiqner, dit le vieillard , nn bon moyen de vous tirerd’affaire. Allez-vous en à la montagne voisine, el ramassez la terre noire que vous ytrouverez : rien de meilleur pour faire rougir le fer. A peine eut-il dit ces mots qu’il dis-» parut. Hideux obéit, et ayant reconnu la vérité de ce que lui avait dit le vieillard qu’on crutêtre un ange ( dngelus créditas est ), il s'empressa d’en faire part à tous ses voisins. On s’y» porte en foule : on enlève la terre supérieure, et l’on trouve au-dessous des masses de» pierres de la même couleur, et qui fournissent un excellent combustible. A mesure qu’onr en exploite les filons, on descend peu à peu dans des fosses très-profondes. En effet, les» mineurs disent qu’on n’en a pas encore trouvé la lin, à quelques profondeurs que l’on soit« parvenu.... Ce bienfait de la Providence est immense. Les Liégeois en profitent depuis plu-sieurs siècles , pour eux et pour leurs voisins; ils y trouvent de grands avantages, el le cotn« merce en retire de grands profils. » Fizf-x, Santa Legia. Liège , 1696.
Un historien moderne attribue à un Anglais la découverte des houillères du pays de Liège.Cette différence est aisée à expliquer. Les premiers historiens, en se copiant les uns les autres,auront changé Angélus en Anglus, ou Anglus en Angélus. U’après cela, selon les uns, cesera à un ange; selon les autres, ce sera à un Anglais que nous devrons celte précieuse dé-couverte.
Du nom de Iluleux (en latin Hulosus) , premier exploiteur de ce fossile, on a appelé ce.fossile même hitla , halte, qu’on a traduit ensuite en français par houille Voilà probablementl'étymologie de ce mol.