DES ORDRES RELIGIEUX.
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sur l’autre : Singulière manière d’enseigner le chant à un jeune homme!
Une suite d’aventures, qu’on pourrait presque prendre pour roma-nesques, va conduire notre saint en Espagne, et le ramener à son premiermonastère de Classe.
Une conspiration se forme à Venise contre le doge, appelé par les unsVital Candidien, et Pierre Candiano par d’autres. On voulait l’assassiner :il le savait et se tenait renfermé dans son palais qui était bien gardé.Pour l’obliger d’en sortir, les conjurés, d’accord avec Pierre Orseolo, l’und’eux, mettent le feu à la maison de ce dernier, laquelle était contiguë àcelle de Candiano, qui fut forcé de l’abandonner pour ne pas être brûléavec toute sa famille. C’est ce qu’on voulait. 11 fut assassiné dans la rue,et Orseolo fut nommé doge à sa place.
Dans ces siècles d’ignorance, il y avait au moins un fonds de religion,et après un grand crime, la conscience était là pour tourmenter le cou-pable. Orseolo, harcelé par ses remords, s’en ouvrit à un bon abbé d’unmonastère de la Catalogne, qui se trouvait à Venise, au retour d’un pèle-rinage qu’il avait fait. Cet abbé, qui se nommait Guérin, lui conseilla d’ab-diquer sa dignité, qui était le fruit d’un crime.
Romuald et Marin, consultés également par Orseolo, lui conseillent dese faire moine, et tous ensemble, nos deux ermites, Guérin, Orseolo et undé ses amis, s’embarquent furtivement et vont aborder en Catalogne, oùGuérin les reçoit dans le monastère de Cusan, dont il était abbé. Orseoloet son ami s’y font religieux, et Romuald avec Marin continuent à vivreen ermites dans le voisinage.
Au bout d’un an, les deux Vénitiens vinrent se mettre sous la disciplinede Romuald, à qui Marin se soumit lui-même. La vie austère, que menaitcelte nouvelle communauté, étant connue dans le pays, un jeune seigneurvoisin, nommé Oliban, vient trouver Romuald, lui fait l’aveu de sesdésordres et lui demande ses conseils. Le saint l’engage à se faire reli-gieux, et Oliban, sans hésiter, part avec Marin, Guérin et l’ami d’Orseolopour l’Italie, où il va prendre l’habit de religieux au Mont-Cassin.
Romuald ne voulut pas les accompagner, parce qu’il voulait retournerdans son pays pour empêcher son père de succomber à la tentation qu’ilavait de quitter l’état monastique, qu’il avait embrassé pour expier soncrime.
Les Catalans, alarmés du projet qu’avait Romuald de quitter leur pays,
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