DES ORDRES RELIGIEUX. 107
traient le plus de talents étaient désignés par le supérieur pour être promusau sacerdoce.
Il s’établit beaucoup de maisons de clercs de la vie commune dans lesPays-Bas. Il y en avait à Dcventer, à Groningue, à Zwol, à Ilorn, à Gouda,à Nimègue, à Utrecht, à Cologne, à Anvers, à Liège, à Malines, à Garni,à Bruxelles (1), enfin dans la plupart des villes de nos provinces et desbords du Rhin. C’est de cette congrégation qu’était Aubert Le Mire, labo-rieux écrivain, à qui nous devons quelques ouvrages utiles.
Gérard de Groot voulait ajouter à l’établissement des clercs de la viecommune celui d’une nouvelle congrégation de chanoines réguliers. Samort prématurée l’ayant empêché d’exécuter ce projet, son successeurFlorent y suppléa. Il choisit pour cela, près de Zwol, un lieu convenable,qu’on appelait Windesheim, et y jeta, en 1386, les fondements d’unmonastère, dont la nouvelle congrégation prit le nom. Les premiers reli-gieux qui l’habitèrent furent six clercs de la vie commune. La renomméede la vie édifiante que l’on menait à Windesheim s’étendit au loin, etplusieurs autres monastères de chanoines réguliers demandèrent à s’unirà cette nouvelle congrégation, entre autres celui de Groenendael, près deBruxelles.
On vit s’élever à Amsterdam et au mont Sainte-Agnès, près de Zwol,deux nouveaux monastères de chanoines réguliers de Windesheim, et, enpeu de temps, cette congrégation compta cent vingt maisons d’hommes etquatorze de filles. Le chapitre général se tenait tous les ans à Windesheim,chef-lieu de l’ordre, le dimanche Misericordia (2), dit le P. Ilélyot.
(1) C’est en 1460 que les clercs de la vie commune furent établis à Bruxelles, daus l’ile deSaint-Géry. Leur maison portait le nom de Nazareth. Les premiers clercs furent tirés deDeVénter. Leur maison devint par la suite un collège, où l’on enseignait les humanités. En1588, ce collège, que les clercs avaient abandonné eux-mêmes en 1580, à cause des troubles»fut donné aux religieuses urbanistes ou riches-claires, supprimées en 1783.
(2) Au moyen âge, et surtout au treizième et au quatorzième siècles, où les mœurs étaientfortemenlrempreintes du catholicisme, la plupart des actes publics, des diplômes, portaientpour date la fête du saint du jour. Fait, écrivait-on, le jour de Saint-Vincent, 1247... Levendredi après la fête de Saint-Michel , 1256... Le lendemain de Saint-Mathieu, 1250... Lelundi après les Cendres , 1270, etc. D’autres fois, la date se rattachait à un dimanche quiétait désigné par les premiers mots de l’introït de la messe. Une charte de Gérard de Wese-macl, de l’an 1290, porte pour date : Sabbato ante dominicain quâ cantatur ocuu mei (c étaitle deuxième dimanche du carême), Une autre d'Arnou! de Wesemael dit : In crasiino clomi-nicæ quâ cantatur, qujsi modo geniti. Attb. Mira:i dipl., t, I, passim. Le dimanche Misericor-