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1 (1845)
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HISTOIRE ET COSTUMES

Quelques monastères voulurent garder la clôture et sy obligèrent parun vœu spécial : de ce nombre furent les monastères de Groenendael, deLouvain et de Bethléem près de la même ville.

Les chanoines réguliers de Windeshchn portaient la robe blanche, lerochet et un camail ou mozctle noire, dans la maison. Lété ils avaient,au chœur, un surplis et une aumusse noire sur les épaules, et lhiver unechape noire et un grand camail. Les frères convers portaient aussi lecamail avec un scapulaire qui descendait jusquaux genoux, et mettaient,au chœur, une chape grise.

Ces chanoines desservaient plusieurs cures, comme les autres cha-noines réguliers. Mais une fois lan, ils venaient se présenter au monas-tère, pour rendre compte de tout ce quils avaient reçu, et remettre leurcommission, quon leur laissait ordinairement, quand il ne sétait élevéaucune plainte à leur charge.

Le célèbre Thomas a Kempis était du monastère du mont Sainte-Agnès,près Z vol. Outre V Imitation de Jésus-Christ, nous avons de lui les Viesdes personnages illustres de son ordre. Il mourut en 1471.

Il y avait un monastère de chanoinesses de Windesheim, près dAmster-dam, et dont la fondation était de lan 1574. Mais le plus célèbre de cesmonastères de filles fut celui de Diepenhem, fondé en 1400, et loncompta jusquà cent trente chanoinesses, sans compter dix sœurs pourles commissions du dehors, et vingt valets pour la culture des terres. Ceschanoinesses portaient le costume des chanoinesses de Latran, cest-à-direquelles étaient habillées de serge blanche avec un rochet de toile par-dessus leur robe, et elles mettaient encore un surplis par-dessus le rochet,quand elles assistaient au chœur.

Cest de Windesheim que Jacques dÀubusson de la Feuilladc lit venir

dia, dont parle ici Hélyot, est le deuxième dimanche après Piques. Nos pères croyaient quela religion devait intervenir dans tous les actes de leur vie. Lannée civile commençait àPâques. Les armées, même en campagne, observaient labstinence du carême. Nos mœurs ontbien changé à cet égard. Mais malgré la disparition des vieux usages, nos habitudes en ontconservé quelques vestiges. Nous avons encore la Saint-André, la Saint-Jean, et les bonsvillageois ne manquent jamais d'aller, 1 e jour des âmes, dans le cimetière, prier sur la tombede leurs parents et de leurs amis. Il faudra encore bien des années pour faire oublier à nospetits enfants la Saint-Thomas, les Innocents et la Saint-Nicolas. On dit encore : le di-manche de Qitasimodo; le dimanche Lwlare ; tant a été profonde, dans nos moeurs, limpressionfaite par le catholicisme!