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HISTOIRE ET COSTUMES
Quelques monastères voulurent garder la clôture et s’y obligèrent parun vœu spécial : de ce nombre furent les monastères de Groenendael, deLouvain et de Bethléem près de la même ville.
Les chanoines réguliers de Windeshchn portaient la robe blanche, lerochet et un camail ou mozctle noire, dans la maison. L’été ils avaient,au chœur, un surplis et une aumusse noire sur les épaules, et l’hiver unechape noire et un grand camail. Les frères convers portaient aussi lecamail avec un scapulaire qui descendait jusqu’aux genoux, et mettaient,au chœur, une chape grise.
Ces chanoines desservaient plusieurs cures, comme les autres cha-noines réguliers. Mais une fois l’an, ils venaient se présenter au monas-tère, pour rendre compte de tout ce qu’ils avaient reçu, et remettre leurcommission, qu’on leur laissait ordinairement, quand il ne s’était élevéaucune plainte à leur charge.
Le célèbre Thomas a Kempis était du monastère du mont Sainte-Agnès,près Z vol. Outre V Imitation de Jésus-Christ, nous avons de lui les Viesdes personnages illustres de son ordre. Il mourut en 1471.
Il y avait un monastère de chanoinesses de Windesheim, près d’Amster-dam, et dont la fondation était de l’an 1574. Mais le plus célèbre de cesmonastères de filles fut celui de Diepenhem, fondé en 1400, et où l’oncompta jusqu’à cent trente chanoinesses, sans compter dix sœurs pourles commissions du dehors, et vingt valets pour la culture des terres. Ceschanoinesses portaient le costume des chanoinesses de Latran, c’est-à-direqu’elles étaient habillées de serge blanche avec un rochet de toile par-dessus leur robe, et elles mettaient encore un surplis par-dessus le rochet,quand elles assistaient au chœur.
C’est de Windesheim que Jacques d’Àubusson de la Feuilladc lit venir
dia, dont parle ici Hélyot, est le deuxième dimanche après Piques. Nos pères croyaient quela religion devait intervenir dans tous les actes de leur vie. L’année civile commençait àPâques. Les armées, même en campagne, observaient l’abstinence du carême. Nos mœurs ontbien changé à cet égard. Mais malgré la disparition des vieux usages, nos habitudes en ontconservé quelques vestiges. Nous avons encore la Saint-André, la Saint-Jean, et les bonsvillageois ne manquent jamais d'aller, 1 e jour des âmes, dans le cimetière, prier sur la tombede leurs parents et de leurs amis. Il faudra encore bien des années pour faire oublier à nospetits enfants la Saint-Thomas, les Innocents et la Saint-Nicolas. On dit encore : le di-manche de Qitasimodo; le dimanche Lwlare ; tant a été profonde, dans nos moeurs, l’impressionfaite par le catholicisme!