HISTOIRE ET COSTUMES
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i° On observera le jeûne et l’abstinence ordonnés par l’Église, exceptéle cas de maladie.
5° Il faut avoir soin des malades.
0° L’habillement des religieuses sera modeste. Elles observeront la plusgrande réserve à l’égard des hommes, pour conserver le trésor de leurinnocence.
Le 7 e article traite de la manière dont elles doivent reprendre leurssœurs, quand elles s’écartent de leurs devoirs, et prescrit les règlesà suivre, pour les contraindre même dans le cas où la douceur ne suffi-rait pas.
Par le 8 e il est dit qu’aucune sœur ne peut rien avoir en propre, quelledoit recevoir, pour son usage, ce qu’on lui donnera, et que tous les habitsdoivent être confiés à la garde d’une seule, qui en fera la distributioncomme elle le jugera à propos.
Le 9° article regarde la propreté et l’usage des bains, qui, dans un paysaussi chaud que l’Afrique, devenaient un besoin indispensable: soumet-tant le tout au jugement du médecin.
Le KL ordonne d’éviter toute dispute, toute altercation, et enjoint lepardon des injures.
Le 1 P concerne l’obéissance qu’on devait à la prévôté et au prêtre direc-teur.
Enfin le 12" article prescrivait la lecture publique de la règle une foischaque semaine, pour la rappeler à celles qui pourraient s’en être écar-tées, et pour la consolation de celles qui l’auraient, observée exactement.
Cette règle est écrite dans un style plein d’onction, et où respire lacharité la plus tendre.
La forme des habillements n’ayant pas été tracée dans cette règle,l’heure des exercices de piété n’y étant pas exprimée, on concevra sanspeine que l’ordre des Augustines, en s’étendant dans des pays bien diffé-rents de celui où il avait pris naissance, a dû varier, sur bien des points,d’une contrée à une autre.
Aussi voyons-nous les Augustines d’Italie, celles de France et celles desPays-Bas, différer dans leur costume. De plus, la plupart dépendant de lajuridiction particulière des ordinaires, il s’ensuit que tel évêque a pres-crit ce qu’il a trouvé bon aux Augustines de son diocèse, sans se mettreen peine de savoir comme elles étaient gouvernées dans un autre diocèse.