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1 (1845)
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87
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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.

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» même âme en Dieu. Cest, en considérant tous ces biens que Dieu vous» a donnés, que mon cœur trouve encore quelque repos, au milieu des» tempêtes qui le bouleversent, à la vue des maux qui nous assiègent de» toutes parts (I). »

Une autre fois il leur écrivait :

« Supportez-vous les unes les autres avec charité, et travaillez avec soin» à conserver lunion mutuelle par le lien de la paix; car vous Irouverez» toujours des choses à supporter les unes des autres. »

Cest dans le même sens quun prélat respectable du siècle dernier,M. de la Motlie, évêque dAmiens, écrivait à une religieuse qui lui avaitdemandé quelques avis : « Quand on aurait., dans les communautés, toutes» les vertus et tous les talents, si lon manque de support et de cordialité,» on devient non-seulement inutile, mais préjudiciable, parce que tou(» cela ne sert quà inspirer de lorgueil, et à se persuader quon est au-» dessus des autres.

» La cordialité est la fleur de la charité; elle rend aimable tout, ce» quon donne, et tout ce quon fait pour les autres; et le support est» si nécessaire, que, sans cela, on peut dire navoir point de voca-» tion. »

Après la mort de la sœur dAugustin, la paix qui avait régné dans samaison fut troublée, ce qui causa beaucoup de chagrin au saint docteur.Lélection dune nouvelle supérieure fut une pomme de discorde, dans unlieu qui avait été jusque- le sanctuaire de la concorde. Cest alorsquAugustin, navré de douleur de voir la division qui régnait dans cemonastère, écrivit aux religieuses une lettre pleine de reproches, et,pour couper le mal dans sa racine, il leur prescrivit la règle suivante,rédigée en douze articles. Comme dans la suite cette règle fut, à peuprès, celle que suivirent, les Ermites de saint Augustin, nous allons ladonner ici.

I" Que tout soit commun entre les religieuses.

2" Que les plus riches ne prennent point dorgueil de ce quelles ontapporté à la communauté de plus que les autres.

5° On ne chantera à léglise (pie les psaumes et les hymnes (pii fouipartie de la liturgie.

(I) Célail le leinr>s les barbares bouleversaient les Gaules cl lKspagne.