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1 (1845)
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HISTOIRE ET COSTUMES

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quels le roi fut obligé de sévir. Un dentre eux fut labbé de Westminster,Fekenan, de lordre de saint Benoît, qui fut mis en prison et y passa lereste de ses jours. Sa captivité fut au moins de vingt-cinq ans, pendantlesquels tous les religieux de son ordre furent dispersés.

llélyot avance un fait quil est difficile de croire : cest que Henri VIIIordonna, dans son testament, que son fds Édouard, qui devait lui succé-der, serait élevé dans la religion catholique. Que ce fait soit vrai ou faux,il nen est pas moins certain que, pendant le règne très-court dÉdouard,la religion catholique fut encore plus persécutée que sous son père, ettrouva ensuite sa ruine complète sous la fameuse Élisabeth, sa sœur.

Et voilà ce pays un concile tenu à York, en 1195, ordonne « quun« prêtre ne puisse célébrer la messe, sans avoir un homme lettré pour la» servir! » (Voyez Fleury, t. X, p. 649.)

Cest sous cette odieuse princesse quun amalgame monstrueux deluthéranisme, de calvinisme et de je ne sais encore quelles autres aberra-tions, composa ce quon appelle la religion anglicane, ce qui se nommeaujourdhui YÊglise établie, comme sil était dans les attributions dungouvernement détablir une croyance, comme on établit une loi de policeou de finance.

Dès lors, lÉglise catholique se trouvant privée de tous ses biens, et desétablissements déducation quelle possédait en Angleterre, force fut auxcatholiques denvoyer leurs enfants sur le continent, pour leur éducationreligieuse. On vit donc plusieurs jeunes Anglais catholiques, qui faisaientleurs études en Italie et en Espagne, prendre lhabit religieux, les uns auMont-Cassin, les autres à Valladolid, sétait formée une célèbre abbayede bénédictins. Leurs supérieurs conçurent lidée de les envoyer en Angle-terre, comme missionnaires, pour tâcher dy rétablir la religion catho-lique.

On procura à ces missionnaires deux maisons, lune à Douai, lautre enLorraine, au commencement du dix-septième siècle. La première leur futdonnée par les religieux bénédictins de Saint-Waast, à Arras, à condition(pie les Anglais la leur rendraient si la foi se rétablissait en Angleterre.La seconde fut un présent que leur fit, en 1606, le cardinal de Lorraine.

En 1611, un archevêque de Reims, qui était aussi un bénédictin an-glais, avait fait construire à Saint-Malo un troisième monastère pour scsconfrères. Mais Louis XIII ne jugea pas à propos de laisser subsister un