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1 (1845)
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DES ORDRES RELIGIEUX.

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tères en dépendaient, sans quon puisse le regarder comme ayant étéchef-lieu dun ordre religieux particulier. Il fut lui-même réuni, au sei-zième siècle, à la congrégation du mont Cassin.

Ce monastère a donné à lÉglise plusieurs évêques et archevêques, ainsique plusieurs hommes illustres. Un des plus connus est Vincent de Lérins,auteur, vers 454, dun Commonitorium adversus liœrelicos, livre decontroverses, qui a été traduit en français.

Le nom de Vincent de Lérins était souvent prononcé à Paris sur lesbancs de la Sorbonne dans les thèses publiques quon y soutenait. Unede ses expressions, peu exacte à propos de luniversalité de la foi catholique,pouvant faire douter de son orthodoxie sur ce dogme, il ny avait presquepas dacte public qui namenât cette question, et qui ne prêtât matière àfaire briller le talent de ceux qui se chargeaient dattaquer ou de défendrelauteur sur ce point.

Le troisième évêque dArles, dont le nom figure parmi les fondateursde monastères, est saint Césaire, qui fut aussi moine de Lérins. Il étaità Châlons-sur-Saône, en 470. Ayant été envoyé à Arles pour rétablir sasanté altérée par ses austérités, il y fut nommé évêque malgré lui. Il y fondaun monastère de filles, à la tête duquel il mit sa propre sœur, nomméeCésaire comme lui (1).

Il donna à ces religieuses une règle qui leur prescrivait la clôture etlabstinence de la viande. Leur habit était blanc, et leur journée était par-tagée entre létude des lettres, les offices du chœur et le travail des mainsen commun. Elles devaient fabriquer elles-mêmes les étoffes dont ellesshabillaient, et étaient obligées à un grand nombre de jours de jeûne, quelabbesse pouvait même augmenter si elle le jugeait à propos.

Cette règle fut adoptée dans la suite par plusieurs autres monastères defilles, comme à Poitiers et à Besançon. Elle fut même donnée à quelquesmonastères dhommes.

Cet établissement religieux dArles pour des filles porta premièrementle nom de Saint-Jean, et ensuite celui de Saint-Césaire, et il adopta larègle de saint Benoît quand elle fut connue.

Louvrage le plus remarquable qui parut à cette époque sont les Insti-

(d) Cest-à-dire que lévêque sappelait Cesarius et sa sœur Cesaria, selon le génie de lalangue latine, qui était alors la langue vulgaire des habitants de cette partie de la Gaule.