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1 (1845)
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IV
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IV

PRÉFACE.

insaniam et jinem sine honore. Ecce quomodo eomputali sunt interfilios Dei. (Sap. V. 5-5.)

On voit encore les ruines de Thèbes; on vient de découvrircelles de Ninive; on connaît la place étaient Tyr, Babyloneet Sparte : à la longue le temps a tout détruit. Mais lesruines des monastères dAngleterre, qui sont encore sur placedepuis trois cents ans, celles des monastères de France etdes pays qua ravagés la révolution de 89, qui accusent-ellesde leur destruction? la haine du catholicisme. Quels sentimentspénibles produit la vue de ces belles et antiques abbayes de Cluni,de Cîteaux, de Corbie et de tant dautres autour desquellessétaient formées des villes dont les habitants vivaient à lombrede ces cloîtres qui répandaient laisance autour deux! Tous cesmonuments de la piété de nos pères sont aujourdhui rasésou délabrés, ou sont convertis en prisons, en usines, enfabriques : au lieu des chants religieux dautrefois, on nen-tend plus aujourdhui que le bruit des marteaux tombant sur lesenclumes , ou les jurements des ouvriers.

On raconte que le fameux Rollon, premier duc de Normandie,se promenant un jour, trouva sur son chemin un homme assissur une pierre. Il lui demanda ce quil faisait. « Prince, lui-» pondit cet homme, je suis un des moines de labbaye dont» vous voyez ici les ruines, et cest sur lune delles que vous me» voyez assis. Tous mes confrères sont morts ou dispersés; mais» je ne saurais méloigner dun lieu étaient toutes mes affec-» lions, et que vos armées ont détruit. »

llollon, tout barbare quil était, fit rebâtir ce monastère. Lesdestructeurs de nos jours ne limiteront pas.