HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
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raine. Aussi Napoléon I er , ne pouvant vaincre la résiftance que lui opposaitson frère, fit envahir la Hollande le i er juillet 1810 par une armée fran-çaise, sous les ordres du maréchal Oudinot. Le roi Louis abdiqua enfaveur de son fils aîné (1).
Le 9 juillet, la Hollande était définitivement incorporée à l’Empire, & lei cr janvier 1811 toute la machine adminifirative dut se trouver organisée àla française. Le 18 octobre de cette même année, l’Empereur remplaçal’ordre de l’Union, que son frère avait créé quatre ans auparavant, parY ordre de la Réunion , deftiné à perpétuer le souvenir de la réunion de laHollande à l’Empire.
L’ordre de la Réunion devait récompenser les services rendus dansl’exercice des fondions judiciaires ou adminifiratives & dans la carrièredes armes. L’ordre était composé de deux cents grands-croix, de millecommandeurs, de dix mille chevaliers. Il y avait en outre un grand chan-celier, qui fut le duc de Cadore, 8c un grand trésorier, M. Van der Goesvan Dirxland. Le conseil de l’ordre était présidé par l’Empereur, par unprince de la famille impériale, ou par un prince grand dignitaire, grands-croix de l’ordre. 11 devait être composé de sept grands-croix, du grandchancelier 8c du grand trésorier.
Le bijou était une étoile d’or à douze rayons d’émail blanc, avec sixfaisceaux composés chacun de cinq flèches dont on voyait les pointesentre chacun des rayons supérieurs, 8c les bouts entre chacun des rayonsinférieurs.
Les faisceaux étaient noués par un ruban sur lequel se lisait : A jamais!à jamais !
L’écusson, au centre de l’étoile, offrait d’un côté un trône surmonté del’aigle impériale ; au pied du trône, une louve allaitant deux enfants,
(1) Rien ne peut donner une plus jufte idée de l’admirable bonté de cœur du roi Louis,que la proclamation d’adieu qu’il adressa au peuple hollandais après son abdication. Envoici les derniers passages : ce Hollandais! je n’oublierai jamais un peuple bon 8c vertueuxcomme vous; ma dernière pensée comme mon dernier soupir seront pour votrebonheur... A présent que la malveillance 8c la calomnie ne pourront plus m’atteindre,du- moins pour ce qui vous regarde, j’ai le jufle espoir que vous trouverez enfin la récom-pense de tous vos sacrifices 8c de votre courageuse persévérance 8c résignation. (Fait àHarlem, le i er juillet 1810.) »
On voit combien l’abnégation de soi-même 8c l’amour sincère pour ses sujets ont étéles mobiles de ce roi doux 8c humain.