ORDRE DE LA RÉUNION.
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d’Or. Une décoration de commandeur sera donnée à celui des capitaines,lieutenants, sous-lieutenants de chaque régiment ayant fait partie de lagrande armée, qui sera désigné comme le plus brave dans le régiment.Une décoration de chevalier sera donnée au sous-officier ou soldat dechacun de ces régiments, qui sera également désigné comme le plus bravedu régiment. La nomination des commandeurs ou chevaliers sera faite parl’Empereur, sur la présentation qui sera adressée, cachetée, au grandchancelier de l’ordre par le colonel, &, concurremment, par chacun deschefs de bataillon pour les régiments d’infanterie. L’Empereur prononcerasur ces présentations à la réunion des grands chevaliers de l’ordre, quiaura lieu chaque année le i5 août, jour où toutes les promotions serontpubliées. »
Comme on le voit, l'empereur Napoléon I er voulait fonder un ordrepurement militaire. Mais à côté de la Légion d’honneur, si sérieuse & sigrandiose, l’ordre des Trois Toisons d’Or ne pouvait paraître que mes-quin. Aussi ce projet ne se réalisa pas (i).
Selon le général Oudinot, cet ordre avait surtout pour but de récom-penser l’ancienneté des services militaires, auxquels aurait cependantmanqué l’occasion de se diftinguer par des actions d’éclat (2).
ORDRE DE LA RÉUNION.
(1811.)
Les efforts tentés par Louis Bonaparte pour rendre à la Hollande sonautonomie & pour la souftraire à la pression absorbante de la Francen’avaient fait de son règne qu’une lutte impossible avec l’Empereur, lutteoù la conscience de l’homme de bien s’épuisait contre une volonté souve-
( 1 ) Quelles que soient les recherches que nous ayons faites, nous n’avons pu trouver lemodèle de la décoration. Elle n’a sans aucun doute jamais exifté, car les faits sont tropprès de nous pour que toute trace de ces insignes soit aussi complètement perdue.
( 2 ) Général Oudinot, Considérations sur les ordres de Saint-Louis & du Méritemilitaire. Paris, 1 833 ; in-8°. Pièce.