ORDRE DU BRASSARD.
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emblème de Rome; le trône, orné d’un écusson aux armes de Piémont,champ de gueules à la croix d’argent, chargé d’un lambel. Au haut dutrône, de chaque côté de l’aigle, on voyait un trident, symbole des villeshanséatiques; au bas, d’un côté, un faisceau composé de sept flèches,ancien emblème des Provinces-Unies, & de l’autre, une fleur à tige repré-sentant la Toscane. — L’écusson était entouré de la devise : Tout pourl’Empire! en lettres d’or sur de l’émail bleu de ciel. De l’autre côté del’écusson, on voyait un N au milieu d'une couronne de laurier & entouréde rayons, avec la devise : A jamais! Le tout surmonté de la couronneimpériale sur laquelle étaient, en lettres d’or, les mots : Napoléon,fondateur.
Le ruban de l’ordre était bleu de ciel. — Les grands-croix portaient lebijou suspendu à un large ruban passé en écharpe de droite à gauche; ilsavaient aussi sur le côté gauche de leur habit & de leur manteau la plaqueen broderie d’argent. Les commandeurs portaient au cou une croixpareille, mais de moindre grandeur, suspendue au ruban; les chevaliersla portaient attachée au même ruban, sur le côté gauche de la poitrine.
L’ordre de la Réunion fut aboli en 1815 par Guillaume i er & Louis XVIII.
ORDRE DU BRASSARD.
(1814.)
Lorsque le comte d’Artois fit son entrée à Bordeaux, en 1814, lesroyaliftes de la Gironde & des départements voisins, tenant à honneurd’accompagner le prince, s’étaient réunis autour de lui & lui formaient uneescorte nombreuse. Mais cette garde improvisée craignant sans doute d’êtreconfondue avec la foule, ou voulant donner une preuve manifefte d’atta-chement au comte d’Artois, avait résolu que chacun de ses membres por-terait pour insigne une écharpe ou brassard, de couleur verte, attachéau bras gauche. — Quelque temps après, ils reçurent l’autorisation deremplacer cette écharpe par un médaillon ovale, surmonté d’une couronneroyale & présentant au centre la lettre L (initiale de Louis), répétée quatre