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Histoire des ordres de Chevalerie et des distinctions honoritiques en France
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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.

ORDRE DES TROIS TOISONS D'OR (0.

(1809.)

Cet ordre, inftitué à Schœnbriinn, en 1809, par Napoléon, demeura àlétat de projet.

Gassier ( 2 ), dans son Hiftoire de la Chevalerie française , donne à cesujet les détails suivants :

« Cet ordre, créé par lettres patentes du i5 août 1809, eft composé decent grands chevaliers, de quatre cents commandeurs & de mille chevaliers.La décoration se porte en sautoir par les grands chevaliers seuls, & à laboutonnière par les commandeurs & les chevaliers. Le prince impérial seula, de droit, la décoration en naissant. Les princes du sang ne peuvent larecevoir quaprès avoir fait une campagne de guerre ou avoir servi pendantdeux ans. Les grands dignitaires de lempire peuvent être admis danslordre des Trois Toisons dOr; il en eft de même des miniftres lorsquils ontconservé le portefeuille pendant dix ans ; des miniftres dÉtat, après vingtans dexercice; des présidents du Sénat, lorsquils ont présidé le Sénatpendant trois années. Les descendants directs des maréchaux qui ontcommandé les corps de la grande armée pourront être admis dans cetordre lorsquils se seront diftingués dans la carrière quils auront embrassée.Aucune autre personne que celles ci-dessus désignées ne peut y êtreadmise si elle na fait la guerre & reçu trois blessures. Pour être grandchevalier, il faut avoir commandé en chef soit dans une bataille rangée,soit dans un siège, soit un corps darmée, dans une armée impériale ditegrande armée. Les aigles des régiments qui ont assifté aux grandesbatailles de la grande armée seront décorées de lordre des Trois Toisons

(1) Nous avons peine à nous rendre compte du but de lEmpereur en donnant à soninflitution le nom dordre des Trois Toisons dor; à moins quil neût voulu consacrer lamémoire des conquêtes françaises dans les Pays-Bas, en Autriche & en Espagne, les troispays auxquels appartient lancien ordre de la Toison dor, soit par linllitution, soit parle droit.

(2) Gassier, Hijl. de la Chevalerie française. Paris, 1814; in-8°.