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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
Le i5 décembre i8o5, à Schœnbrunn, il signa le décret suivant :
Art. I er . Il sera établi des maisons d’éducation pour les filles des membres de laLégion d’honneur; le nombre de ces maisons ne pourra excéder celui de trois.
Art. II. Les lieux où elles seront établies seront fixés ultérieurement par nous sur lesrapports qui seront faits par le grand chancelier de la Légion d’honneur.
On pensa d’abord au château de Chambord. Mais, à la fin de 1806, lechâteau d’Écouen fut définitivement adopté, & madame Campan nomméedirectrice de la maison impériale par un décret du 5 septembre 1807. A lafin de 1809, on ouvrit une seconde maison à Saint-Denis, sous la surin-tendance de madame Dubouzet. Elle a aujourd’hui pour surintendante labaronne Daumesnil, veuve du vaillant général & intègre gouverneur deVincennes, si populaire sous le nom de la Jambe de Bois ( 1 ). —Les deuxmaisons d’Écouen & de Saint-Denis furent complètement organisées parun décret du 29 mars 1809, dont voici les principales dispositions (2) :
Art. I er . L’inftitut des maisons impériales sera sous la protedion spéciale d’uneprincesse de notre famille, qui devra inspecter ces maisons, veiller à ce que les règlementsy soient fidèlement exécutés, & nous exposer tous les besoins de ces établissements. Elleprendra le titre de Protectrice.
TITRE PREMIER.
Six cents demoiselles, filles, sœurs, nièces ou cousines germaines des membres de laLégion d’honneur, seront élevées dans deux maisons séparées appartenant à la Légion,savoir : trois cents dans la maison impériale d’Écouen; trois cents dans la maison impé-riale de Saint-Denis. Sur ce nombre de six cents demoiselles, deux cents seront élevéesaux frais des familles, trois cents seront à demi-pension de la Légion, & cent à pensionentière de la Légion.
Les élèves aux frais de la Légion, soit à pension entière, soit à demi-pension, devrontêtre filles ou sœurs des membres de la Légion.
Les élèves pensionnaires devront être filles, sœurs, nièces ou cousines germaines demembres de la Légion.
Le prix de la pension eft fixé à mille francs par an.
(1) On a dit de lui três-juflement, à propos de Vincennes, où il maintint en présencedes alliés, le dernier en France, le drapeau national : « Il ne voulut ni se rendre ni sevendre. »
(2) Au milieu de la campagne de Pologne, l’Empereur songeait à diéfer quatorzepages sur l’éducation des filles de la Légion d’honneur.