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Histoire des ordres de Chevalerie et des distinctions honoritiques en France
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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.

a rendus à lÉtat, cet officier était digne dobtenir la décoration militaire, Sa Majeflé luiaccorde cette marque honorable de ses services, & lautorise en conséquence à laporter. »

Parmi les chevaliers nommés daprès ces ordonnances, citons princi-palement les deux frères Dupont-Chaumont, lun aide de camp du généralDillon, & lautre colonel de chasseurs, qui avaient défendu leur générallorsque les soldats, furieux de léchec quil venait déprouver dansune rencontre avec les Autrichiens, lavaient massacré en laccusant detrahison.

Comme nous lavons vu, le projet de cet ordre na jamais été mis àexécution.

ARMES DHONNEUR.

AN VIII.

l800.

Dès les premiers jours du Consulat, Bonaparte chercha un moyen desattacher larmée & de remplacer lardeur patriotique, éveillée devant lepéril de la France, par un zèle militaire qui fît, pour ainsi dire, partie de ladiscipline des camps. Il songea à un syftème de récompenses qui mettait,en quelque sorte, la bravoure à lordre du jour.

Un arrêté des consuls, du 4 nivôse an VIII (inséré au Moniteurdu 6 nivôse ), complétant larticle vm de la conffitution consulaire(25 décembre 1799), établit que des armes dhonneur devraient récom-penser les aéles de courage qui, dordinaire, consilfaient à enlever undrapeau, faire prisonnier un officier supérieur, marcher le premier à laprise dun canon ou dune redoute. On donnait :

Aux grenadiers & aux soldats, un fusil dhonneur dont la contre-platine& les capucines étaient dargent ;

Aux tambours, des baguettes dhonneur garnies dargent;

Aux trompettes, des trompettes dhonneur en argent;

Aux artilleurs, des grenades placées sur les parements dhabit.