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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
çait alors à s’occuper activement d’intrigues politiques, avait établi cetordre pour dissimuler la faction à l’aide de laquelle il nourrissait lesprojets les plus ambitieux. Après de nombreux avertissements & enfin unordre formel de cesser ces manœuvres & de supprimer toute cetteorganisation, le duc de Chartres finit par céder. Son départ pour Lon-dres, vers la fin de 1784, mit un terme à l’exiftence d’une joyeuse &étourdie société qu’on ne saurait sérieusement regarder comme un ordre *de chevalerie.
ORDRE NATIONAL DE FRANCE.
0789.)
Cet ordre fut projeté en 178g, au commencement de la Révolutionfrançaise, sans doute par quelqu’un des comités de l’Assemblée confii-tuante. Voici quelle en devait être la marque :
Une croix d’or à huit pointes, émaillée plein blanc, anglée de fleurs delis d’or, ayant au milieu un médaillon fond azur, chargé de deux mainscroisées en signe d’union & d’amitié, avec ces mots, en lettres d’or, pourlégende : Prix de patriotisme, inftitué en 1789. — Au revers, écussonde même, chargé des lettres R. N. (récompense nationale) accolées &émaillées de rouge, & autour, pour légende, l’une des inscriptions sui-vantes : Prix de vertu, prix de patriotisme , prix de talent, selon laclasse des décorés à laquelle chaque membre aurait appartenu.
En 1790, la légende qui entourait les deux mains jointes fut remplacéepar les mots : Ordre national, 1790.
Voici quelques documents qui peuvent servir à l’hiftoire de cet ordrerefté à l’état de projet. — Un décret de l’Assemblée nationale, dui er janvier 1791, sanctionné le 7 par Louis XVI, ordonnait :
Art. I & Art. II. A l’avenir, la décoration militaire sera accordée aux officiers detoutes armes & de tous les grades, à vingt-quatre ans de services révolus, soit commesoldat, soit comme officier.