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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
larges, & entre ces deux derniers manteaux, il y a encore quelque petitedifférence à l’avantage du grand trésorier sur le greffier. Mais, dans la vieordinaire, les dignitaires ne se diftinguaient que par leur obffination àporter le titre de commandeur pour se rapprocher des chevaliers, tandisque ceux-ci, pour s’éloigner d’eux, ne se donnaient que la qualité de cheva-liers des ordres du roi...
« La première charge, que nous n’avons pas mentionnée encore, étaitcelle de grand aumônier, d’abord unie à celle de grand aumônier deFrance, & pour laquelle on n’exigeait pas de preuves nobiliaires. Amyot,le fameux traduéteur de Plutarque, évêque d’Auxerre & précepteur destrois frères, François II, Charles IX & Henri III, en fut le premier revêtu,& nul n’en était plus digne... (i).
« Le chancelier de l’ordre marchait le premier après les chevaliers, à unepetite diflance ; ceux qui se succédèrent dans cette fonéfion y attachèrentpeu à peu diverses prérogatives. De Chiverni, déjà chancelier de Saint-Michel après les cardinaux de Bourbon & de Lorraine, garde des sceauxen 1578 & chancelier de France en 1 585 , à la mort du cardinal cie Birague,fut le premier chancelier du Saint-Esprit; il se nommait de son nomHurault; mais, fier de ses emplois & de ses nobles alliances, il prétendit faireses preuves.
« Le premier grand maître des cérémonies de l’ordre fut M. de Rhodes,aussi grand maître des cérémonies de France. O11 lui avait offert cet officeou le titre de chevalier. Décidé par le goût de Henri III pour toutes lesreprésentations pompeuses, il voulut néanmoins faire les mêmes preuvesque les chevaliers. C’était un grand seigneur; il se nommait Pot, & l’un deses ancêtres de ce nom avait été de la première promotion de la Toisond’or...
« Les derniers offices, qui ne font point de preuves, furent donnés : lagrande trésorerie, à Villeroy, René de Beaulieu, Puysieux, Morand, etc. ;le greffe à Verderonne, Potier, d’Avaux, Novion, etc.
« Nous avons vu que tous ces fonéfionnaires, par tolérance, s’insi-nuaient plus ou moins avant dans les prérogatives de la Chevalerie & en
(1) Parmi les autres grands aumôniers dw France, de droit commandeurs de l’ordre,on remarque surtout le prince Louis, cardinal de Rohan, impliqué dans le trille &scandaleux pi ocès du Collier, à la suite duquel il fut obligé de donner sa démissionde grand aumônier, & par conséquent de sa dignité de commandeur du Saint-Esprit.