ORDRE DE SAINT-MICHEL.
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6° Louis de Beaumont, seigneur de La Foreft & du Plessis-Macé;
7 0 Jean d’Eftouteville, seigneur de Torcy;
8° Louis de Laval, seigneur de Chaflillon;
9° Louis, bâtard de Bourbon, comte de Roussillon, amiral de France;
io° Antoine de Chabannes, comte de Dammartin, grand maître d’hôtelde France;
ii° Jean, bâtard d’Armagnac, comte de Comminges, maréchal deFrance, gouverneur du Dauphiné;
i2° George de la Trémouille, seigneur de Craon;
i3° Gilbert de Chabannes, seigneur de Cufton, sénéchal de Guyenne;
14 0 Louis, seigneur de Crussol, sénéchal de Poitou;
i5° Tanneguy du Chaftel, gouverneur du pays de Roussillon & deCerdagne.
Pour compléter le nombre de trente-six fixé par les ftatuts, on eutrecours à l’éleêtion par scrutin secret, & cette manière de recruter l’ordredevint habituelle.
Lorsque les chevaliers étaient à l’armée, en voyage, dans leurs maisonsou à la chasse, ils étaient dispensés de porter le collier de l’ordre.
« Ils portaient pour lors seulement une médaille attachée à une chaîned’or ou à un cordonnet de soie noire, & ils ne pouvaient la quitter dansles plus grands dangers, même pour conserver leur vie. Brantôme ditavoir été présent lorsque le roi François L r fit une sévère réprimande à unchevalier qui, après avoir été pris dans un combat, avait ôté la marquede son ordre, afin de n’être pas reconnu pour chevalier de cet ordre &ne pas payer une grande rançon.
« Conformément aux ftatuts, le grand collier doit être du poids de deuxcents écus d’or, & ne peut être enrichi de pierreries. Les chevaliers ne lepeuvent vendre ni engager; il appartient à l'ordre; &, après la mort d’unchevalier, ses héritiers sont obligés de le rendre dans l’espace de troismois, & le mettre entre les mains du trésorier de l'ordre. Ils ne peuvententreprendre aucune guerre ni s’engager dans une aéïion dangereuse sansen avoir donné avis à la plus grande partie des chevaliers & les avoir con-sultés. Ceux qui sont Français ne peuvent s’engager au service d’aucunprince étranger, ni faire de longs voyages sans la permission du roi; mais lesétrangers le peuvent en le faisant seulement savoir. Si le roi fait la guerreà quelque prince,, un chevalier de l’ordre, sujet de ce prince, peut prendre