ORDRE DE SAINT-GEORGES DE FRANCHE-COMTÉ. I y I
« 11 se trouve, dit Hélyot, un sceau de ce prince à la Chambre descomptes de Blois, où il eft représenté à cheval, ayant une couronnerenversée, attachée au bras droit à une courroye passée dans une boucle.L’on voit aussi ses armes au château de Blois & à l’hôtel de ville, au basdesquelles il y a aussi une couronne renversée. Cette couronne pourraitêtre la marque de l’ordre de la Couronne inffitué par Enguerrand de Coucy,que le duc d’Orléans aurait conservé, étant devenu seigneur de Coucy& de Soissons. »
ORDRE DE SAINT-GEORGES DE FRANCHE-COMTÉ.
fl3qO, RÉTABLI EN 1431.)
Les auteups ne sont pas d’accord sur le nom du fondateur de cet ordre.Les uns l’appellent Philippe de Miolan, les autres Philibert de Miolans ou deMollans, & enfin Philibert de Molay, écuyer du duc de Bourgogne, maîtrevisiteur des arsenaux & artilleries des rois de France & d’Angleterre (i).
C’était un gentilhomme de la comté de Bourgogne, ou Franche-Comté,qui, au retour d’un pèlerinage en Orient, d’où il avait rapporté quelquesreliques de saint Georges, fit conftruire une chapelle dans sa seigneurie deRougemont & convoqua, en i 3 go, un grand nombre de gentilshommes dupays pour assifler à la translation de ces reliques. La cérémonie en futmagnifique, & les seigneurs s’unirent dès lors en une sorte de confrérie, quidevint un ordre de chevalerie vers 1431. Pour y être admis, il fallait fairela preuve de seize quartiers de noblesse (2).
( 1 ) Ce double titre ne peut se comprendre qu’en se rappelant l’alliance des Bour-guignons & des Anglais, qui ne cesse qu’au traité d’Arras en iq35 ; Philibert deMiolans était donc au service de Henri VI, roi d’Angleterre, soi-disant roi de France.— N’oublions pas non plus que saint Georges eft un des grands patrons de l’An-gleterre.
( 2 ) De trente-deux du côté paternel, & de trente-deux du côté maternel, selonHélyot; de quatre quartiers, selon Honoré de Sainte-Marie. Labiée ajoute qu’il fal-lait être Franc-Comtois.