HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
Et fat reçu à grand honneurComme leur Prince & vrai Seigneur;
Ne sembla pas être exilQuand l’on lit rendit Piremil;
Touffou assis en la forêtSe rendit l’en eff sans arrêt.
Lors fit mander tous ses prélatsAbbés, & clercs de tous Etats,
Barons, Chevaliers, Escuïers,
Qui lors portoient nouveaux colliersDe moult bel port, de belguise;
Et étoit nouvelle deviseDe deux Rolets brunis & beauxCouples ensemble de deux Fermeaux,
Et au dessous étoit l’ErmineEn figure & en couleur fineEn deux cédules avoit escriptA ma vie, comme j'ai dit;
L’un mot efl blanc l’autre noirIl eff certain; tien le pour voir.
L’ordre de l’Hermine n’obtint l'approbation d’aucun pape, & finit parcéder la place à celui de l’Épi.
Favyn (i) a confondu ces deux inlfitutions. Schoonebeck (2) paraît avoircommis la même erreur ; du moins il ne parle que de l’ordre de l’Épi, enFrance, & cite seulement un ordre de l’Hermine en Italie.
ORDRE DE LA COURONNE.
(i3 9 o.)
Le 26 avril i3 9 o, Enguerrand VII, seigneur de Coucy & comte de Sois-sons, inlfitua l’ordre de la Couronne, qui fut confirmé par lettres de Louis,duc d’Orléans, à Beauté-sur-Marne, au mois de novembre 1404.
(1) Favyn, Théâtre d'honneur & de Chevalerie. Paris, 1620; 2 vol. in-4 0 .
(2) Schoonebeck, Hijt. des ordres de Chevalerie. Amflerdam, 1669; 2 vol. in-8°.