ORDRE DE NOTRE-DAME DE LA NOBLE MAISON.
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nobles, ordonna de surseoir au payement des dettes. Il créa bientôt poureux un ordre nouveau, qui assurait une retraite à ses membres. C’étaitcomme les invalides de la chevalerie. »
On peut en juger par ce passage du chroniqueur Froissart (i) :
« En ce temps ordonna le roi Jean une belle compagnie sur la manièrede la Table ronde, de laquelle dévoient être trois cents chevaliers des plussuffisans, & eut en convent le roi Jean aux compagnons de faire une bellemaison & grande à son coût de lez Saint-Denis, là où tous les compagnonsdévoient repairer à toutes les fêtes solennelles de ban..., & leur convenoitjurer que jamais ils ne fuiroient en bataille plus loin de quatre arpentsainçois mourroient ou se rendroient pris... Si fut la maison presque faite& encore eft-elle assez près de Saint-Denis; & si il avenoit que aucuns descompagnons de l’Étoile en vieillesse eussent meflier de être aidés & que ilsfussent affoiblis de corps & amoindris de chevance, on lui devoit faire sesfrais en la maison bien & honorablement pour lui & pour deux varlets, sien la maison vouloit demeurer. »
La pièce insérée dans le recueil des ordonnances de nos rois, quimentionne & précise la création de ïordre de Notre-Dame de la NobleMaison ou de Y Etoile, à la date du 6 novembre i35i, n’a point la forme desordonnances royales, bien qu’elle renferme en partie les renseignementsque nous avons sur cette création. C’eft probablement une des circulairesqui ont dû être adressées aux membres de la première promotion, pour lesinvitera la première réunion de l’ordre dans la Noble Maison, réunion fixéeau mois d’août de l’année 1 35 2 , la veille & le jour de la fête de la Vierge.Cette pièce commence par les mots : De par le Roi, N a dû être envoyée àun haut personnage auquel elle donne le titre de biau cousin.
Le roi se déclarait grand maître de l’ordre, qu’il plaçait sous la pro-tection de Notre-Dame de la noble maison, dont la chapelle se trouvaitdans la demeure royale de Saint-Ouen, près de Saint-Denis-lez-Paris.
La décoration consiflait en une bague que les chevaliers ne devaientjamais quitter, & une agrafe ou fermail de mantel. Le chaton de la bague,en émail rouge, portait une étoile à six branches en émail blanc, entouréed’un filet d’or; au centre, une rondelle ou médaillon d’azur, sur le champ