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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
couvertes de viandes délicates & de vins délicieux pour tous les passants.
Une conspiration tramée contre la vie de Louis IX ayant été découverte,ce prince choisit cent gentilshommes pour garder sa personne, & les fithabiller d’un hoqueton blanc sur lequel était brodé devant & derrière unarbrisseau de genêt.
L’ordre de la Cosse de Genêt subsifta jusqu’au règne de Charles VI, quile conféra encore à Louis II d’Anjou, roi de Sicile, & à Charles, prince deTarente.
Le collier de Tordre était composé de tiges & de cosses de genêt (sym-bole de l’humilité), émaillées & entrelacées de fleurs de lis d’or avec ladevise : Exaltai humiles. Il n’était defliné qu’aux princes & aux grandsdu royaume.
CONFRÉRIE DE SAINT-SÉBASTIEN,
ou
CHEVALIERS DE L’ARC 8c DE L’ARBALETE.(date incertaine, vers 1260.)
On attribue à saint Louis l’établissement d’une confrérie de Saint-Sébas-tien, dans laquelle il se serait fait lui-même enregiftrer, & qui paraît être letype ou l’origine des chevaliers de l’Arc. Quelques auteurs ont assimilécette inftitution à la plupart des mascarades du moyen âge, parce que sonorganisation, ses réunions & son chef, que le peuple appelait papigot,patigot ou papegay (1), ont été souvent tournés en dérision; mais c’efllà une grave erreur, car les chevaliers de l’Arc ont rendu de grandsservices.
Les meilleurs chevaliers de France s’honoraient de faire partie d’une
( 1 ) C’eft le nom qu’on donne en Allemagne aux perroquets. En France, on désigneainsi un oiseau de bois ou de carton, placé au bout d’une perche pour servir de butaux tireurs de l’arc ou de l’arbalète.