ORDRE DE LA COSSE DE GENET.
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s’il manquait un clou à son cheval, ou si cet animal, oubliant la céré-monie, se permettait quelque inconvenance, il était confisqué, & l’abbé deNogent condamné à une amende. Lorsque l’hommage avait été rendu, uncertificat en était donné à l’abbé par l’officier préposé à cet effet, & les ris-soles & gâteaux aussitôt diftribués aux assiftants.
« On a peine à comprendre comment cette fête des Rissoles, si humi-liante pour l’abbé de Nogent, a pu s’introduire dans un siècle où la puis-sance du clergé était à son apogée. Il eft présumable que les religieux deNogent achetèrent ainsi une donation importante, qui les payait & au delàde l’atteinte que leur amour-propre devait souffrir dans cette bizarrecérémonie qui se célébrait trois fois par an, à Noël, à Pâques N à laPentecôte. »
Le signe difiincfif de l’ordre du Lion était une médaille d’or avec lafigure de cet animal.
ORDRE DE LA COSSE DE GENÊT.
(1234.)
Quelques auteurs ont traité cet ordre de fabuleux ; d’autres font con-fondu, à tort, avec l’ordre imaginaire de la Genette; d’autres enfin y ontvu plutôt une confrérie qu’un ordre militaire.
Il paraît toutefois suffisamment établi que Louis IX l’inftitua en 1234 àl’occasion de son mariage avec Marguerite de Provence, fille du comteRaymond Bérenger, & qu’il en reçut lui-même le collier, la veille du cou-ronnement de la reine, des mains de Gauthier, archevêque de Sens. Lejour de la Pentecôte, en l’année 1267, le roi conféra l’ordre de la Cosse deGenêt, dans l’église Notre-Dame de Paris, à son fils aîné Philippe, àRobert II, comte d’Artois, & à plusieurs officiers de sa maison. La fête,dit Labiée (1), dura huit jours. Toutes les rues de Paris étaient tapissées,les boutiques fermées, & dans toutes les places étaient dressées des tables
(1) Labiée, Tableau chronol. & hiji. des ordres de Chevalerie. Paris, 1807; in-12.