CHEVALIERS DE l’aRC.
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compagnie d’arbalétriers, & du Guesclin était même roi du papegay danscelle de Rennes. Bayart avait reçu des chevaliers de l’Arbalète le concoursle plus utile lorsqu’il défendit Mézières contre Charles Quint. Ceux deMontdidier, commandés par la Trémouille, battirent les Anglais en 1523,ravitaillèrent Corbie en i5qi, & repoussèrent les Espagnols commandéspar le grand Condé en 1653.
Sous le règne de François I er & de Henri II, les compagnies furent très-nombreuses; on les retrouve avec Henri IV, Louis XIII & Louis XIV, &sous le règne de ce dernier roi, celles de Picardie prirent part aux siègesde Saint-Omer, d’Arras & de Dunkerque.
On voit encore à Troyes, sur d’anciens vitraux, Louis XIII représentéen coftume de chevalier de l’Arquebuse, tirant le papegay.
Par décret de l'Assemblée conffituante du 12 juin 1790, les compagniesde l’Arc, de l’Arbalète & de l’Arquebuse furent réunies à la garde natio-nale. Napoléon essaya de les ressusciter, & nul doute qu’il ne fût parvenuà leur rendre leur ancienne force, si les événements 11’avaient arrêté ceprojet.
Quelques-unes de ces compagnies ont survécu en France, mais cepen-dant en très-petit nombre.
« Les chevaliers portaient une croix émaillée, comme celle de l'ordremilitaire de Saint-Louis. D’un côté eft un saint Sôbafhen en or, sur unfond d’émail bleu, & de l’autre un arc & une flèche en sautoir, & desflèches au lieu de fleurs de lis. Cette croix eft suspendue à la bouton-nière par un ruban ponceau liséré de blanc. Leur uniforme, bleu deroi, avec parements & revers de velours cramoisi, ôtait galonné d’or, lesboutons ornés de trois fleurs de lis, d’un arc & d’une flèche en sau-toir (1). »
MONOGRAPHIES SPÉCIALES CONSULTÉES:
Mémoires de ce qui s’ejl passé à Creii, en Beauvoisis, pendant le séjour de M. lePrince. Paris, 161 5 * in-8°. (Description des joutes et fêtes des Chevaliers de l’Arquebuse.)
(1) Le chevalier Jacob, Recherches hijloriques sur les Croisades & les Templiers.Paris, 1828; 1 vol. in-8°.