Druckschrift 
Histoire des ordres de Chevalerie et des distinctions honoritiques en France
Entstehung
Seite
144
Einzelbild herunterladen
 

144

HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.

ORDRE DU LION.

(date INCERTAINE, VERS I23o.)

Enguerrand II, seigneur de Coucy, inllitua cet ordre au commencementdu treizième siècle, en mémoire d'un exploit de son ancêtre Enguer-rand 1 er , qui vivait en 1080, 8c qui tua, dit-on, un lion dans la forêt deCoucy. La légende ne dit pas comment la redoutable bête était arrivée.Quoi quil en soit, depuis longtemps déjà, un lion de pierre avait été érigédans la cour du château de Coucy, 8c Ton avait établi des fêtes & desréjouissances annuelles, dans lesquelles les fondateurs de T abbaye deNogent, qui étaient de la maison de Coucy, obligeaient labbé de cemonaütère à faire au seigneur de Coucy, dans la cour du lion de pierre,un très-singulier hommage.

Un curieux article de M. A. de Caix de Saint-Amour (1) rend compteen ces termes de la cérémonie :

« Labbé de Nogent, ou son fondé de pouvoir, vêtu d'un habit de semeur,le fouet à la main, devait entrer dans la ville de Coucy par la porte deLaon & se rendre dans la cour du château, monté sur un cheval isabelle àcourte queue & sans oreilles, propre au labourage, N orné & harnachédun collier, ayant devant lui un panier de bât plein de rissoles & degalettes; un chien roux, sans queue, portant une rissole à son cou, devaitsuivre labbé. Après avoir, en présence du sire de Coucy ou de sonreprésentant, & en faisant claquer son fouet, tourné trois fois autourdune table de pierre soutenue par trois lions couchés sur le ventre, sur lemilieu de laquelle était accroupi un quatrième lion de grandeur naturelle,le cavalier devait descendre de cheval & monter sur la pierre, puis,mettant un genou en terre, embrasser le plus grand des lions. Lhom-mage était alors rendu; mais avant den dresser lacfe, il fallait quun desofficiers du seigneur de Coucy examinât léquipage de lhommageur, 8c,

(1) Renie nobiliaire. Paris, Dumoulin, année 1864.

Sosstadje fatteinlcérémonie quiPentecôte.

Le signeinné Je cet

QuelquesMi, à tort,^ plutôt une

i')!^