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Histoire des ordres de Chevalerie et des distinctions honoritiques en France
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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.

les successeurs de celui-ci sont chargés légitimement de gouverner lÉglisepar le miniffère des évêques & des prêtres.

io° Jésus a fait & pu faire des miracles.

ii° Il a inftitué trois sacrements : le baptême, leuchariffie et lordre. Laconfirmation, la pénitence, le mariage & lextrême-onétion sont dinffitutionapoftolique.

12° Les prêtres & les évêques peuvent contracter mariage.

i3° Le prêtre peut, au nom de Jésus-Chrift, absoudre le fidèle de sesfautes. La sincère contrition & le ferme propos de réparer le mal quon afait suffisent au pénitent, même sans confession orale.

14 0 La résurrection de Jésus eft un fait de tradition seulement, non defoi, parce que saint Jean, dans son Évangile, ne sexplique pas positivementà cet égard.

i5° La croyance a pour base la tradition & lÉcriture. La tradition com-prend la doCtrine orale, les lois de discipline, les rites & les usages transmisdâge en âge depuis létablissement de la religion. LÉcriture embrasse toutlensemble des livres de l'Ancien & du Nouveau Testament.

Lanarchie ne tarda pas à sintroduire parmi les nouveaux templiers.En 1811, le grand maître Fabré-Palaprat fut décrété daccusation pourattentat aux conftitutions de lordre. Il prévint un jugement du Convent géné-ral en donnant sa démission. Lannée suivante, il revint sur cette mesure.Néanmoins, un autre grand maître avait été élu, & personne ne voulaitcéder. La mort frappa le compétiteur de Fabré-Palaprat, & la paix fut réta-blie pour un moment.

Mais le grand maître ayant voulu faire du johannisme, non pas uneaffaire dinitiation secrète, mais la religion même de lordre tout entier, ladissension fut au comble. Un Convent général souvrit, le i3 janvier 1838, Npublia une Nouvelle déclaration de principes. Un décret de 1841 eff la der-nière trace saisissable de l'exiftence de lordre moderne.

Il paraît, toutefois, quil y a encore des templiers. En octobre 1863, effmort à Oran un M. Renaud-Lebon, & sur sa tombe a été prononcé undiscours au nom des templiers parM. Madante, templier. Enfin, M. Élizéde Montagnac a reçu à la même époque, de M. Louis-Théodore Juge (1),

(1) Consulter L.-Th. Juge, de Tulle : Hiérologies sur la Franc-Maçonnerie &V or dre du Temple. Paris, 1839-1840; 1 vol. gr. in-8°.