ORDRE DU TEMPLE.
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son maréchal contre les entreprises du sainCsiége. Urbain étant mort,Clément IV donna l’absolution à Étienne de Sissy.
Cependant la puissance des templiers continuait à décliner en Orient.Assiégés dans Saphad en 1266 par Bibars-Bondokhar, ils durent se rendreaprès quarante-deux jours de siège, & furent placés par le vainqueur dansl’alternative d’avoir la tête-tranchée ou d’abjurer le chriftianisme. Sur sixcents fou trois mille selon quelques hifloriens), huit seulement préférèrentl’apoftasie à la mort. Bibars-Bondokhar poursuivit le cours de ses succès.En 1268, il s’empara du château de Beaufort & d’un grand nombre d’autresplaces appartenant aux templiers. En 1274, ceux-ci sont réduits à se retran-cher dans les montagnes avec le roi Hugues de Lusignan. Bientôt il ne leurrelia plus que Sidon & le château des Pèlerins. Le siège d’Acre fut désas-treux pour eux. Le 20 mai 1291, le grand maître Gaudini s’embarqueavec les trésors de l’ordre, accompagné de cent chevaliers (de dix seu-lement selon quelques auteurs) ; il arrive en Chypre, ainsi que le grand,maître des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, & tous deux éta-blirent le chef-lieu de leur ordre dans la ville de Limisso, sous la pro-tection du roi d’Angleterre Henri IL
En 1299, les templiers reprirent pour peu de temps Jérusalem, quiretomba, dès l’an i3oo, aux mains des Sarrazins. De nouvelles tentativesdes chevaliers n’eurent pas même un commencement de succès, & ilsretournèrent dans l’île de Chypre.
Tout se déclarait contre eux; leur orgueil ne fléchissait pas. Ce fut cemoment qu’on saisit pour commencer l’œuvre difficile & ténébreuse deleur perte.
§ III. Procès, condamnation, suppression, supplices.
L’ordre du Temple avait été inflitué au moment où la « folie de lacroix » était dans toute sa force. C’était comme une croisade permanente.Or, les templiers, en perdant la terre sainte & en contribuant, par leursdiscordes & leurs désaftres, à la deftruclion de la puissance chrétienne enOrient, avaient failli à leur mission & manqué le but pour lequel ils avaientété créés. Ils s’en étaient d’ailleurs, & dès longtemps, proposé un autre,plus personnel, plus égoïfte & entièrement étranger à toute idée de dévoue-ment chrétien. Ils visaient à fonder un État séculier de nature ariftocratique& sacerdotale. Au nombre de quinze mille, dit M. de Montagnac, les