ORDRE DU TEMPLE.
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Lazare, &, dans ce cas seulement, les deux croix pouvaient être cu-mulées.
Les chevaliers reçus depuis ce règlement avaient seuls accès aux grâcesqu’il leur accordait. Il fallait prouver quatre degrés de noblesse paternellepour être reçu dans Tordre de Notre-Dame du Mont-Carmel, dont la déco-ration ne différait de celle de Saint-Lazare qu’au revers, représentant untrophée orné de fleurs de lis : elle était suspendue à la boutonnière par unruban cramoisi.
L’ordre fut aboli en 1789, & la Reftauration n’en a pas une seule foisdiflribué la décoration.
La devise de l’ordre de Saint-Lazare était : A tapis & a unis (1).
ORDRE DU TEMPLE.
(1118.)
L’hiftoire, le théâtre, le roman ont trouvé dans l’ordre du Temple unpuissant intérêt & un sujet fécond en récits, en discussions, en scènes & entableaux dramatiques. Le grand procès du quatorzième siècle, pendantdepuis longtemps devant la haute cour de l’opinion publique, n’a pasencore été jugé définitivement.
Les suppositions les plus hasardées & les plus contradictoires ont étéfaites sur les templiers & sur le myftère qui a, de tout temps, environnécette puissante & redoutable société. On a voulu faire remonter son originebien au delà de l’époque connue de la fondation de l’ordre & la rattacheraux associations les plus mystérieuses de l’antiquité. Quand on l’a vue dispa-raître de l’hiftoire, on n’a pas consenti, pour ainsi dire, à son évanouisse-ment de la scène du monde, & on Ta fait vivre jusqu’à nos jours.
On comprendra que, dans un pareil état de choses, les documents abon-dent sur Thifloire des chevaliers du Temple. Nous n’avons que l’embarras
(1) Voir pour les monographies spéciales consultées l’ordre de Notre-Dame duMont-Carmel.