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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
de l’Angleterre vint paralyser le bon vouloir de la France & du royaumede Naples.
On songea aussi un inftant à établir l’ordre dans une des îles de l’archipelAdriatique, appartenant à l’Autriche. Le projet n’eut pas de suite, & l’ordren’a plus qu’un lieutenant du magiftère, Fr.-Philippe de Colloredo, éluen 1845 (1).
En Espagne, la grande maîtrise appartient à la reine; mais la réorgani-sation de l’ordre eft toujours, depuis 1851, à l’état provisoire. Nous avonsdit plus haut ce qu’il était devenu en Prusse depuis 1812.
Les Etats pontificaux, l’Espagnè, l’Autriche & la Prusse sont aujourd’huiles seuls États où se confère le titre de chevalier de Malte.
L’ordre subsifte donc toujours, mais n’a plus d’importance (2). L’hiftoiredes chevaliers, comme l’a dit M. Élizé de Montagnac, peut se résumer dansun triple rôle rempli tour à tour glorieusement : « Ils défendirent le saintSépulcre & confiituèrent un des bras de la croisade permanente enPalefiine ; ils combattirent & retardèrent l’invasion maritime des Turcs, &en dernier lieu, ils reftèrent chargés de la police de la Méditerranée, voyantleur situation s’amoindrir à mesure que les dangers diminuaient pour lachrétienté. »
« L’ordre de Malte, dit M. de Saint-Allais, était en même temps hospi-talier, religieux , militaire, ariflocratique & monarchique.
« Hospitalier, comme ayant fondé des hôpitaux ouverts aux malades detous les pays, sans diftinction de culte & desservis par eux.
« Religieux, en ce que ses membres faisaient les trois vœux de chafteté,d’obéissance & de pauvreté.
« Militaire, en ce que deux de ses classes étaient toujours armées & enguerre habituelle contre les infidèles, pour protéger les chrétiens.
T On peut voir dans l’ouvrage de M. Élizé de Montagnac (p. 84 & suiv.) la liftedes grands dignitaires aujourd’hui encore en fonctions, ainsi qu’une lifte des cheva-liers français admis & des dames françaises admises de i 832 à 1 863 (p. iq3). Parmices dernières, figure S. M. l’Impératrice des Français, Eugénie, reçue en 18 58.
La lifte des chevaliers français depuis 1700 jusqu’en 1839 se trouve dans l’ouvragede M. de Saint-Allais, l’Ordre de Malte. In-8°. Paris, 1839.
( 2 ) Une brochure de M. Ducas (Paris, 1852 ) expose la nécessité du rétablissementen Algérie des Dames sœurs hospitalières de Saint-Jean de Jérusalem, dans l’intérêtde la colonisation.