ORDRE ÉQUESTRE A ROME.
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derniers, sans rechercher les honneurs qui conduisaient au sénat, étaientégaux en considération aux sénateurs, quoique toujours comptés aprèseux (i).
LES CHEVALIERS EQTJO PUBLICO.
Sous le nom commun d’Ordre équeflre , il y eut trois classes de che-valiers très-diffinéfes, dont les hiftoriens ont bien marqué les différences. Lapremière de toutes comprenait les six compagnies du cheval d’ordonnance(, turmœ) (2); on n’y entrait, on n’y était maintenu que par décision impé-riale (3). Les jeunes gens favorisés par leur naissance y figuraient à côtédes décorés pour leur propre vertu (4). Aussi les recueils d’inscriptionsfunéraires nous montrent des chevaliers de ces mêmes compagnies mortsà seize ans <k même à cinq ans. Marc-Aurèle fut nommé prince des che-valiers à l’âge de six ans (5), & quelques empereurs choisirent dans lessix escadrons une troupe d’élite dont ils se firent des gardes du corps (6).
Les fils de sénateurs & les membres des grandes familles équeftres,reliés en dehors des six escadrons, faisaient une seconde classe de che-valiers ; c’eft ce que Dion a expliqué dans un récit des funérailles deDrusus, quand il dit que « le corps de Drusus fut porté par les chevaliers,tant ceux du corps régulier de cavalerie que ceux des maisons desénateurs (7). » Cette seconde classe s’augmentait des hommes éminents
(1) « Les Mattius, les Vedius, & tous ces grands & puissants noms de chevaliers. »(Tacite, Ann. XII, 60). — « Un homme de l’ordre équeflre allant de pair avec lesgrands pour l’autorité & la réputation. » (Tacite, Ann. IV, 53 ).
(2) Orell, Inscriptionum' latin arum seleâarum amplissima colleâio. 2 vol. in-8°.(N° 1 33 , 3044, 3045, 3046, 3 1 35 .)
( 3 ) Dositheus, Sent. imp. Hadr. Leipzig, 1819.
( 4 ) Ces chevaliers equo publico avaient dans les jeux publics une place à part mêmedes autres chevaliers; c’était ce qu’on appelait cuneus juniorum.
( 5 ) Dion, LXXI, 35 .
(6) Suétone, Galba. Hérodien, VII, 10.
(7) Dans un autre passage (Dion, LIX, 11 ), il diftingue encore les « chevaliersenrôlés & les jeunes nobles ». Naudet doute que Reimarus, l’interprète de Dion, &quelques autres critiques, aient bien compris le sens que cet hiftorien attache auxmots -ts).oÛvt£ç, zéloçj en parlant des chevaliers, Reimarus traduit ainsi : Deinde équitéstam qui militabant quant alii (LVI, 42; LXI, 9), comme si les hxr.uç, h. roO tsaouçétaient les cavaliers de l’armée.