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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
traditions tempérées par les poétiques dogmes catholiques pour créer lemoyen âge & la Chevalerie?...
LA CHEVALERIE CHEZ LES ROMAINS.
Au-dessous du sénat, vers le septième siècle, on vit apparaître à Romel’ordre équeftre, & sans chercher l’origine de cet ordre, comme l’ont faitquelques savants, il nous suffira de dire que les trois tribus des Ramnes,des Tities & des Lucères avaient chacune leur cavalerie, tnrmœ equitum ,nommée de leurs noms & composée de cent hommes, nombre qui futdoublé par Tullus Hoftilius. Tarquin l’Ancien créa trois escadrons nou-veaux, auxquels il voulut donner de nouveaux noms; mais il fut obligé decéder devant l’opposition de l’augure Navius & d’augmenter seulement lenombre des anciens Ramnes, Tities & Lucères (i). « Par une addition desecondes compagnies aux anciennes, il fit un corps de douze centscavaliers, & il en doubla le nombre après avoir subjugué les Eques, nationpuissante ( 2 ). »
Tous les personnages qui composaient ces escadrons étaient nobles,d’origine patricienne N fils de maisons sénatoriales considérables sous lerègne de Tarquin l’Ancien, que l’on pourrait appeler le créateur desinffitutions nobiliaires à Rome.
« Les centuries de chevaliers, dit Napoléon III (3), qui formaient lacavalerie, recrutées parmi les plus riches citoyens, tendaient à introduiredans la noblesse un ordre à part, ce que prouve l’importance du chefappelé à les commander. En effet, le chef des celeres était, après le roi,le premier magiftrat de la cité, comme plus tard, sous la république, lemagifter equitum, devint le lieutenant du diéiateur. »
(1) Voir : Hifloria equitum romanorum libri quatuor. Berolini, 1840; — Ubnerein Rommpfs Rittner und den Rittnerfteind in Rom (Mémoire lu à l’Académie deBerlin, 1839); — De equitibus Romanis commentatio hijîorica. Gryphiæ, 1 85 1 * —De Beaufort, La République romaine , 6 vol. in-12; — Mémoires de l’Académie desInscriptions, t. 28.
(2) Cicéron, De Republica, II, 20.
( 3 ) Napoléon III, Hiftoire de César , liv. I, ch. 1.