INTRODUCTION.
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besoin des efforts de tous ses enfants leur doit à tous des récompensesen proportion de leurs efforts.
Un rapide aperçu hiftorique nous a semblé nécessaire : avant de nousarrêter spécialement à notre pays, nous avons cru devoir indiquer quelques-unes des inflitutions les plus remarquables que nous offre fhiifoire ancienne,montrer les principaux motifs qui leur ont donné naissance, & ceux qui peuà peu ont amené leur décadence. Car ces diftinéfions, d’abord si éclatantes,n’ont pas tardé à s’éclipser plus ou moins vite : il a fallu les remplacerpar d’autres & chercher à corriger le vice originel qui, présidant à la créa-tion des premières, avait précipité leur chute.
« L’usage politique des diffinéfions eft plus difficile qu’on ne pense, dittrès-bien Lemontey : le Français en efbchoqué par la même raison qu’ilen eft avide; & cette monnaie, qui mécontente dans des mains avares,s’avilit dans des mains prodigues. Le secret d’en maintenir le cours seraitde l’employer à payer le mérite qui sert & non les vices qui plaisent, parcequ’il y a toujours dans le cœur humain un sentiment d’équité, qui surnageentre les passions. Louis XIV trouva cette solution dans l’établissement del’Ordre de Saint-Louis. Ce fut le chef-d’œuvre de son âge mûr. »
On peut en dire autant de l’inftitution de la Légion d’honneur parBonaparte.
Il
L’origine de la Chevalerie, comme celle de presque tous nos anciensétablissements, se perd dans la nuit des temps. La plupart des anciensauteurs qui ont traité de ce sujet semblent avoir pris à tâche, non dechercher la vérité, mais de créer des syftèmcs qui ne reposent sur aucunfondement hiftorique. Suivant les uns, la Chevalerie aurait été introduiteen France par. les Scandinaves ou Normands, qui, au commencement dudixième siècle, vinrent s’établir dans la province connue alors sous le nom