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Théâtre complet de J. Racine
Entstehung
Seite
567
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ACTE 1, SCENE V.

Et la sœur et le frère,

El la fille et lanière,

Le fils dans les bras de son père !

Que de corps entassés, que de membres épars,Privés de sépulture!

Grand Dieu, tes saints sont la pâtureDes tigres et des léopards !

UNE DES PLUS JEUNES ISRAÉLITES.

I-Iélas ! si jeune encore,

Par quel crime ai-je pu mériter mon malheur?

Ma vie à peine a commencé d’éclore :

Je tomberai comme une (leurQui n’a vu qu’une aurore.

Hélas ! si jeune encore,

Par quel crime ai-je pu mériter mon malheur?

UNE AUTRE.

Des offenses d’autrui malheureuses victimes,

Que nous servent, hélas ! ces regrets superflus ?•Nos pères ont péché, nos pères ne sont plus,

El nous portons la peine de leurs crimes.

TOUT LE CHOEUR.

Le Dieu que nous servons est le Dieu des combatsNon, non, il ne souffrira pasQu'on égorge ainsi l’innocence.

UNE ISRAÉLITE, seule.

Hé quoi ! dirait l’impiété,

Où donc est-il ce Dieu si redoutéDont Israël nous vantait la puissance?

UNE AUTRE.

Ce Dieu jaloux, ce Dieu victorieux,Frémissez, peuples de la terre,

Ce Dieu jaloux, ce Dieu victorieux,

Est le seul qui commande aux eieux :

Ni les éclairs ni le tonnerreN’obéissent point à vos dieux.

UNE AUTRE.

11 renverse l’audacieux.

UNE AUTRE.

11 prend l’humble sous sa défense.

TOUT LE CHOEUR.

Ce Dieu que nous servons est le Dieu des combats