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Théâtre complet de J. Racine
Entstehung
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266
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2GG

BRITANNICUS.

Daucun étonnement il ne parait touché :

« Ce mal dont vous craignez, dit-il, la violence« A souvent sans péril attaqué son enfance. »Narcisse vent en vain affecter quelque ennui,Et sa perfide joie éclate malgré lui.

Pour moi, dût lempereur punir ma hardiesse,D'une odieuse cour jai traversé la presse ;

Et jallais, accablé de cet assassinat,

Pleurer Britannicus, César, et tout lÉtat.

AGRIPPINE.

Le voici. Vous verrez si cest moi qui linspire.

SCÈNE VI.

AGRIPPINE, NÉRON, BURRIIUS, NARCISSE.NÉRON, voyant Agrippine.

Dieux !

AGRIPPINE.

Arrêtez, Néron ; jai deux mots à vous dire.Britannicus est mort : je reconnais les coups;

Je connais lassassin.

NÉRON.

Et qui, madame?

AGRIPPINE.

Vous.

NÉRON.

Moi ! voilà les soupçons dont vous êtes capahle.

Il nest point de malheur dont je ne sois coupable ;

Et si lon veut, madame, écouter vos discours,

Ma main de Claude même aura tranché les jours.

Son fils vous était cher, sa mort peut vous confondre :Mais des coups du destin je ne puis pas répondre.

AGRIPPINE.

Non, non : Britannicus est mort empoisonné :Narcisse a fait le coup ; vous lavez ordonné.

NÉRON.

Madame!... Mais qui peut vous tenir ce langage ?

NARCISSE.

lié seigneur ! ce soupçon vous fait-il tant doutrage ?Britanuicus, madame, eut des desseins secrets