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Théâtre complet de J. Racine
Entstehung
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265
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ACTE V, SCÈNE Y

JUN1E.

Ah mon prince I

AGRIl'PINE.

Il expire?

BDRRIIIIS.

Ou plutôt il est mort,

Madame.

JUNIE.

Pardonnez, madame, à ce transport.

Je vais le secourir, si je puis, ou le suivre.

SCÈNE V.

AGRIPPINE, BURRHUS.

AGRIPPINE.

Quel attentat, Burrhus !

BURRHUS.

Je ny pourrai survivre,Madame ; il faut quitter la cour et lempereur.

AGRIPriNE.

Quoi 1 du sang de son frère il na point eu dhorreur 1

BURRHUS.

Ce dessein sest conduit avec plus de mystère.

A peine lempereur a vu venir son frère,

11 se lève, il lembrasse, on se tait ; et soudainCésar prend le premier une coupe à la main :

« Pour achever ce jour sous de meilleurs auspices,

« Ma main de cette coupe épanche les prémices,

« Dit-il : dieux, que jappelle à cette effusion,

« Venez favoriser notre réunion. »

Par les mêmes serments Britannicus se lie.

La coupe dans ses mains par Narcisse est remplie :Mais ses lèvres à peine en ont touché les bords,

Le fer ne produit point de si puissants efforts ;Madame, la lumière à ses yeux est ravie,

Il tombe sur son lit sans chaleur et sans vie.

Jugez combien ce coup frappe tous les esprits :

La moitié sépouvante, et sort avec des cris;

Mais ceux qui de la cour ont un plus long usageSur les yeux de César composent leur visage.Cependant sur.son lit il demeure penché,

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