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ACTE V, SCÈNE Y
JUN1E.
Ah mon prince I
AGRIl'PINE.
Il expire?
BDRRIIIIS.
Ou plutôt il est mort,
Madame.
JUNIE.
Pardonnez, madame, à ce transport.
Je vais le secourir, si je puis, ou le suivre.
SCÈNE V.
AGRIPPINE, BURRHUS.
AGRIPPINE.
Quel attentat, Burrhus !
BURRHUS.
Je n’y pourrai survivre,Madame ; il faut quitter la cour et l’empereur.
AGRIPriNE.
Quoi 1 du sang de son frère il n’a point eu d’horreur 1
BURRHUS.
Ce dessein s’est conduit avec plus de mystère.
A peine l’empereur a vu venir son frère,
11 se lève, il l’embrasse, on se tait ; et soudainCésar prend le premier une coupe à la main :
« Pour achever ce jour sous de meilleurs auspices,
« Ma main de cette coupe épanche les prémices,
« Dit-il : dieux, que j’appelle à cette effusion,
« Venez favoriser notre réunion. »
Par les mêmes serments Britannicus se lie.
La coupe dans ses mains par Narcisse est remplie :Mais ses lèvres à peine en ont touché les bords,
Le fer ne produit point de si puissants efforts ;Madame, la lumière à ses yeux est ravie,
Il tombe sur son lit sans chaleur et sans vie.
Jugez combien ce coup frappe tous les esprits :
La moitié s’épouvante, et sort avec des cris;
Mais ceux qui de la cour ont un plus long usageSur les yeux de César composent leur visage.Cependant sur.son lit il demeure penché,
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