ACTE 1Y, SCÈNE i.
Burrhus, dans ce palais je veux qu’on !a retienne,Et qu’au lieu de sa garde on lui donne la mienne.
durriius.
Quoi, seigneur! sans l’ouïr? une mère?
NÉRON.
Arrêtez!
J’ignore quel projet, Burrhus, vous méditez :Mais, depuis quelques jours, tout ce que je désireTrouve en vous un censeur prêt à me contredire.Répondez-m’en, vous dis-je ; ou, sur votre refus,D’autres me répondront et d’elle et de Burrhus.
ACTE QUATRIÈME.SCÈNE I.
AGRIPPINE, BüRRIlUS.
BURRHUS.
Oui, madame, à loisir vous pourrez vous défendre :César lui-mfime ici consent de vous entendre.
Si son ordre au palais vous a fait retenir,
C’est peut-être à dessein de vous entretenir.
Quoi qu’il en soit, si j’ose expliquer ma pensée,
Ne vous souvenez plus qu’il vous ait offensée;Préparez-vous plutôt à lui tendre les bras :Défendez-vous, madame; et ne l’accusez pas.
Vous voyez, c’est lui seul que la cour envisage.Quoiqu’il soit votre fils, et même votre ouvrage,
Il est votre empereur : vous êtes, comme nous,
Sujette à ce pouvoir qu’il a reçu de vous.
Selon qu’il vous menace ou bien qu’il vous caresse,
La cour autour de vous ou s’écarte ou s’empresse.
C’est son appui qu’on cherche en cherchant votre appuiMais voici l’empereur.
AGRIPPINE.
Qu’on me laisse avec lui.
tl’j