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B1UTANMCUS.
nURRIIDS.
Agrippine, seigneur, est toujours redoutable.Rome et tous vos soldats révèrent ses aïeux ;Germanieus son père est présent à leurs yeux.
Elle sait son pouvoir; vous savez son courage :
Et ce qui me la fait redouter davantage,
C’est que vous appuyez vous-mème son courroux,Et que vous lui donnez des armes contre vous.
KÉROS.
.Moi, Rurrlius?
BURRUUS.
Cet amour, seigneur, qui vouspossède...
KÉROS.
Je vous entends, Burrhus. Le mal est sans remède :Mon coeur s’en est plus dit que vous ne m’en direz ;
Il Luit que j’aime enfin.
nmuuius.
Vous vous le figurez,
Seigneur ; et, satisfait de quelque résistance,
Vous redoutez un mal faible dans sa naissance.
Mais si dans son devoir votre cœur affermiVoulait ne point s’entendre avec son ennemi ;
Si de vos premiers ans vous consultiez la gloire;
Si vous daigniez, seigneur, rappeler la mémoireDes vertus d’Octavie indignes de ce prix,
Et de son chaste amour vainqueur de vos mépris ;
Sur tout si, de Junie évitant la présence,
Vous condamniez vos yeux à quelques jours d’absence;Croyez-moi, quelque amour qui semble vous charmer,On n’aime point, seigneur, si l’on ne veut aimer.
NÉRON.
Je vous croirai, Burrhus, lorsque dans les alarmesII faudra soutenir la gloire de nos armes,
Ou lorsque, plus tranquille, assis dans le sénat,
Il faudra décider du destin de l’État :
Je m’en reposerai sur votre expérience.
Mais, croyez-moi, l’amour est une antre science,Iîurrhus; et je ferais quelque difficultéD’abaisser jusque-là votre sévérité.
Adieu. Je souffre trop, éloigné de Junie.